Moins nombreux mais toujours motivés et revendicatifs, les lycéens ont encore manifesté hier après-midi à Strasbourg. Ils étaient 1 500 selon les organisateurs, 800 selon la police, soit moitié moins que la mobilisation de la semaine dernière. Essouflement ? « Non, répond Clarisse Chabod, responsable fédérale de l'Union nationale lycéenne du Bas-Rhin (UNL). Il y a des épreuves de bac blanc dans plusieurs établissements aujourd'hui. » En tête de cortège, les membres des Jeunesses communistes et du Mouvement des jeunes socialistes scandent inlassablement les slogans de ces derniers jours à s'en briser les tympans. Ils protestent contre les 216 suppressions de postes d'enseignants annoncées dans l'académie de Strasbourg, mais pas uniquement. Antoine Splet, porte-parole des Jeunesses communistes précise : « C'est contre tout cet arsenal destiné à casser l'éducation, que nous voulons nous battre : carte scolaire, bac pro, apprentissage... »
« Résistance ! », c'est le cri que l'on retrouve tout au long du parcours, émaillé de pancartes plus personnelles comme « moins de flics, plus de profs » ou ce « la droite nuit gravement à l'éducation » sur le mode des préventions tabagiques, porté par un lycéen grimé en Nicolas Sarkozy. Très peu de professeurs étaient présents mais les représentants SUD et CGT espèrent une très forte mobilisation des enseignants pour le cortège du 1er mai auquel se joindront les mouvements et syndicats lycéens. « C'est tout le service public qu'il faut défendre aujourd'hui, conclut Antoine Splet, et les lycéens doivent réagir là aussi. »