EDUCATION - Ils étaient 2.500 à Strasbourg et 600 à Marseille...
Les lycéens vont à nouveau tenter ce jeudi de poursuivre en province le mouvement engagé depuis quatre semaines en région parisienne contre les suppressions de postes, espérant de plus amples rassemblements que mardi.
C'est chose faite à Starsbourg où les manifestants, déjà très mobilisés
mardi, étaient 2.500 selon la police et 3.000 selon les organisateurs à défiler sur le pavé. Le cortège, parti à 14h30 de la place Kléber, est de nouveau mené au pas de course. Quelques enseignants ont rejoint le mouvement, en fin de cortège.
«Un bon début»
A Marseille, 600 manifestants ont défilé, selon Anna Boisson, déléguée nationale de la FIDL. Comme elle, des représentants syndicaux parisiens se sont déplacés pour mobiliser les Marseillais, suite aux échecs des précédents appels à la grève.
L'UNL a par ailleurs lancé un appel mercredi aux élus du Conseil national de la vie lycéenne (CNVL) et de ses équivalents académiques (CAVL) contre l'«instrumentalisation» dont elle les estime victime par Xavier Darcos.
Journée d'action le 15 mai
Déjà signé selon le syndicat lycéen par «une trentaine d'élus», l'appel «demande solennellement au gouvernement un signe fort sur la question des postes et des moyens, sans quoi les lycéens ne pourront légitimement considérer que leurs revendications ont été entendues».
Face à un ministre qui affiche sa fermeté, d'autres journées d'action sont d'ores et déjà prévu,
notamment le 15 mai, date à laquelle les enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que les parents d'élèves, se joignent au mouvement des lycéens en appelant à la grève.
C. F. avec nos correspondants en région