D'après une étude de deux chercheurs de l'Inserm, la baisse de la qualité du sperme et l'augmentation de l'âge lors d'une première grossesse influencent peu le nombre d'enfant par femme. En revanche, ils constatent que ces deux évolutions risquent d'accroître fortement la demande de procréation assistée, comme la fécondation in vitro.
Selon les démographes, l'âge moyen de la première maternité en France se rapproche des 30 ans et les grossesses parmi les femmes de 35 ans et plus ne cessent d'augmenter. Par ailleurs, les épidémiologistes constatent une détérioration de la fertilité masculine avec une concentration du sperme en spermatozoïdes en forte diminution. En cas de baisse de 15 % de la « fécondabilité », plus d'un couple sur cinq serait concerné par la procréation assistée contre un sur dix aujourd'hui.