Pratiquement pas de banderoles, mais des slogans tels que « Résistance ! » et « Lycéens en colère, y en a marre de la galère ! » ont rythmé hier après-midi la manifestation des élèves du secondaire dans les rues de Strasbourg. L'Union nationale lycéenne (UNL) comptait réunir « au moins 500 personnes » lors du défilé. La mobilisation a dépassé ses espérances puisqu'ils étaient 2 000 selon les organisateurs, 1 500 selon la police, à battre le pavé à l'appel des syndicats contre les 216 suppressions de postes d'enseignants programmées dans l'académie de Strasbourg.
La présidente nationale de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Alix Nicolet, était présente dans le cortège. Elle a estimé que la réduction des postes d'enseignants « nuira forcément à la qualité de l'enseignement » contrairement aux affirmations du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. Enseignante en français au lycée Jean-Monnet de Strabourg, syndiquée chez SUD, Laetitia Garrabet renchérit : « Nous sommes classés en zone "prévention violence" ce qui est censé nous donner plus de moyens. Pourtant, une option italien va disparaître dans mon établissement en raison du départ à la retraite d'un professeur qui ne sera pas remplacé. » Plus globalement, le secrétaire général du Mouvement des jeunes socialistes du Bas-Rhin, Antoine Chabod, a fustigé hier « la remise en cause par l'Etat de l'Education, qui est le premier facteur d'émancipation » personnelle.