La septième défaite d'affilée de Strasbourg en L1, samedi face à Lyon (1-2), est passée au second plan ces deux derniers jours. On ne parle plus que des propos tenus par Jean-Marc Furlan, le manager général du Racing, et Jean-Michel Aulas, le président de l'OL. Ce dernier était ravi après le succès de son club, mais agacé par la blessure (légère) de son attaquant, Karim Benzema : «Vous allez passer quelques saisons en L2, ça va vous détendre.» Une déclaration indigne d'un dirigeant de club, même si ce n'est pas une première pour Aulas, qui menace aussi de porter plainte contre Furlan.
Des propos inacceptables
Au moment de l'expulsion de Mouloungui pour une semelle sur le Lyonnais Grosso, l'entraîneur de Strasbourg aurait traité le défenseur lyonnais de «macaroni de merde». Puis en conférence de presse, il a ajouté : «L'Italien n'a pas renié ses gènes ou sa race. Il sait faire du cinéma.» Des propos que la Licra a condamnés hier «avec la plus grande fermeté», demandant à la Ligue de «diligenter sans attendre une enquête». De son côté, Furlan a voulu désamorcer la polémique. «Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur, Fabio Grosso, si mes propos l'ont blessé. Le mot racisme m'est totalement étranger et, ayant été élevé par une famille italienne, je ne peux accepter que certains puissent mettre en cause mon plus grand respect à l'égard de ce pays.» Pas sûr que cela suffise à calmer le jeu.