FOOTBALL – Depuis son arrivée à la tête du club, en juin 2006, Alain Cayzac n’a pas été épargné par les crises. Retour sur deux ans de galère...
Depuis son arrivée à la tête du club, l'ancien président parisien n'a pas été épargné par les crises. Revivez la chronologie de ces deux ans de présidence et, au milieu de tant de larmes, l'oeil humoristique de notre podcasteur, Cyprien Iov:
20 juin 2006. Alain Cayzac, membre du comité directeur du Paris Saint-Germain depuis 1986, succède à Pierre Blayau à la présidence du club. Son arrivée coïncide avec l’entrée de trois actionnaires américains dans le capital du PSG.
5 août 2006. Sa présidence commence par une défaite. Face à Lorient, le Paris-SG s’incline 3-2 à domicile avec deux buts d’un ancien de la maison, Fabrice Fiorèse. L’ère Cayzac ne pouvait plus mal débuter.
15 janvier 2007. Après une nouvelle défaite à domicile, Alain Cayzac se sépare de son entraîneur Guy Lacombe. Son remplacement par Paul Le Guen s’impose alors comme «une décision durable. Un entraîneur ne doit pas être là pour quelque temps sinon, un an après, on se retrouve avec de nouveaux problèmes»… Ou les mêmes.
26 septembre 2006. En rompant le contrat de l’international français Dhorasoo, Cayzac devient le premier président du Paris-SG à licencier un de ses joueurs. Les motifs invoqués sont nombreux : «manquements à son obligation de réserve, son devoir de loyauté, ainsi que des actes d'insubordination, de désobéissance et une attitude de provocation permanente».
23 novembre 2006. Après une défaite 4-2 en Coupe de l’UEFA face à l’Apoël Tel Aviv, un supporter du club, Julien Quemener, est tué lors d’une altercation avec un policier qui protégeait un supporter du club israélien du lynchage. Dans un climat tendu, le président critique publiquement les ultras du club. Son attitude est montrée du doigt, même s’il promet de payer une partie des frais d’hospitalisation d'un autre supporter blessé lors de cette soirée.
29 mars 2008. La banderole qui fâche. Même lorsqu’une soirée sourit au Paris-SG, la fête est gâchée. Lors de la finale de la dernière Coupe de la Ligue, le déploiement d’une banderole anti-Chtis éclipse la victoire du club face à Lens (2-1). Le lendemain, Alain Cayzac est contraint de présenter des excuses officielles: «Les gens du Nord sont des gens que j'apprécie, que j'admire. C'est tout à fait blessant pour la population lensoise, les Ch'tis, et il y a un énorme préjudice pour le club de Paris, qui n'avait pas besoin de ça. Cela me gâche réellement beaucoup mon plaisir.»
21 avril 2008. La démission. Alain Cayzac se retire de la présidence du club. La défaite subie à Caen (3-0) deux jours plus tôt a été vécue comme «la plus dure de (sa) carrière de dirigeant.» Ce sera donc la dernière.
Sur Monster.fr, et accédez en exclusivité aux toutes dernières offres, à des conseils personnalisés et des opportunités de développer votre réseau professionnel !