SOCIAL – Dans une tribune au «Monde», le président de la République plaide pour la négociation entre partenaires sociaux…
Le président de la République se livre vendredi dans
une tribune au journal «Le Monde» à une petite leçon de sarkozysme en milieu social.
Rebondissant sur
l’accord sur la représentativité syndicale négocié la semaine dernière par les partenaires sociaux, Nicolas Sarkozy affirme qu’il croit «à la vertu et à la force du dialogue social», «au rôle éminent de la convention collective à côté de la loi» et «à l'esprit de responsabilité des partenaires sociaux».
«Notre histoire sociale est suffisamment jalonnée de projets menés à la hussarde, sans concertation, et qui se sont soldés par de retentissants échecs, pour qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec l'idée d'un Etat qui serait seul à même de savoir ce qui est bon pour notre pays», écrit Nicolas Sarkozy, pas peu fier du travail commun des partenaires sociaux.
Le président de la République rappelle que d’autres chantiers sociaux ont été menés par la concertation: fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, accord signé en janvier sur le marché du travail et réforme des régimes spéciaux.
«Des hommes et des femmes de ma génération»
Une explication à cette lune de miel syndicale? «[Les responsables syndicaux] sont des hommes et des femmes de ma génération: assez expérimentés pour connaître les limites du système des décennies passées, assez jeunes pour avoir envie de changer, de faire bouger les choses.»
Revenant sur la «position commune» négociée (
mais refusée par plusieurs syndicats) sur la représentativité, Nicolas Sarkozy concède qu’«une position commune, ce n'est pas un accord, au sens juridique du mot. Je suis conscient que les travaux n'ont pas été faciles et suscitent dans certaines organisations des réticences, que je peux comprendre et que je respecte.»
Il y a encore du travail...
Sarkozy en profite également pour donner les grandes lignes de l’agenda social 2008: «Cette méthode, j'entends donc la poursuivre […]: négociation pour la réforme de l'assurance-chômage, qui relève d'abord des partenaires sociaux, négociation également pour la formation professionnelle, concertations approfondies menées par les ministres concernés sur les retraites, la dépendance ou l'amélioration du système de soins.»
V.G.