Madrid, sa vie nocturne endiablée, ses musées. Là, le célèbre Prado s'impose. Réorga-nisé et agrandi de moitié en 2007, le « Louvre espagnol » est installé dans un édifice du XVIIIe. Il présente les collections que les rois d'Espagne eurent le bon goût de constituer depuis Charles Quint et de se transmettre malgré les aléas de l'histoire (guerres, incendies ou pillage des généraux napoléoniens). A l'occasion du bicentenaire de la guerre d'Espagne (1808-1814), l'expo « Goya en temps de guerre » présente plus de deux cents oeuvres (peintures, dessins et estampes) de l'artiste, témoin de l'évolution de la société espagnole de son temps. L'occasion d'admirer deux toiles majeures restaurées, Le 2 mai 1808 et Le 3 mai 1808. Pour la peinture moderne, rendez-vous au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia. Cet ancien hôpital a été reconverti en centre d'exposition consacré aux mouvements les plus significatifs de l'art du XXe siècle. Ne pas rater le Guernica de Picasso.
Dans le même quartier, le Museo Naval est à la mer ce que le Prado est à la peinture : sans conteste l'un des plus beaux musées du monde. La grandeur de l'Espagne du siècle d'or reposait d'ailleurs sur sa puissance navale.
La rédaction du Routard