«Fatigués», mais certainement heureux. La plupart des trente ex-otages du «Ponant» - vingt-deux Français, six Philippins, une Ukrainienne et un Camerounais - sont en route pour la France où ils seront accueillis lundi soir, vers 19h, par Nicolas Sarkozy à l'aéroport d'Orly, selon l'Elysée.
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Libérés vendredi, ils doivent arriver à bord d'un Airbus gouvernemental français, en provenance de la base militaire de Djibouti, où ils été transférés lundi, vers 11h. Selon un médecin, ils se «portent de façon tout à fait satisfaisante sur le plan physique», mais sont «fatigués», après une semaine passée sur le voilier français attaqué par des pirates somaliens.
Leur libération a été rocambolesque. Ils auraient été récupérés «sans incident» ni intervention armée au moment où les pirates allaient chercher en mer la rançon de deux millions de dollars versée par l'armateur et acheminée par le GIGN. Les pirates auraient ensuite gagné la rive, où des complices les attendaient dans des voitures. Un hélico aurait suivi les véhicules à bonne distance, avant de bloquer le convoi et de faire feu. Six hommes ont été capturés, et une partie de la rançon récupérée. Selon le gouverneur de la région somalienne, «trois cadavres ont été ramassés» après l'opération, ce que l'Elysée dément. Les pirates devraient être remis à la justice française dans les prochains jours. Au lendemain de la libération des membres de l'équipage, le Premier ministre a demandé la création d'une «force internationale» pour assurer, «sous mandat de l'ONU, la sécurité du transit maritime».