TRANSPORTS - Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, l'annoncée à l'issue d'une réunion à l'Elysée..
Marche arrière toute. Nadine Morano a déclaré ce vendredi que la carte Familles nombreuses serait «pérennisée» et «financée par l'Etat», à l'issue d'une réunion à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy, le président de la SNCF Guillaume Pepy et des représentants d'associations familiales et de transport. En revanche, «la SNCF versera davantage de dividendes à l'Etat», a ajouté la secrétaire d'Etat à la Famille.
Le Président a confirmé le maintien de cette carte et a demandé par ailleurs que les tarifs sociaux de la SNCF puissent être étendus aux familles monoparentales et aux familles modestes de moins de trois enfants, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. «Des situations familiales dignes d'intérêt ne sont pas prises en compte par le système actuel», a-t-il regretté, chargant Nadine Morano et Guillaume Pepy de «préparer, en concertation avec les associations familiales et d'usagers des transports, des mesures susceptibles de remédier à ces anomalies».
Reprise en main du dossier
Contrairement
à ce qui était écrit noir sur blanc dans le rapport du Conseil de modernisation sur les politiques publiques, rendu public le 4 avril, l'Etat va donc continuer à verser une aide financière à la SNCF - 70 millions euros en 2008 - pour cette carte. Dans la matinée, François Fillon avait pourtant déclaré depuis Tokyo que «la SNCF devait financer sa propre politique familiale». Mais la polémique suscitée par ce désengagement de l'Etat a contraint l'Elysée à revoir sa position.
Après plusieurs jours de cacophonie au sein de sa majorité, le chef d'Etat a ainsi décidé de reprendre la main dans ce dossier, annonçant ce matin la tenue d'une réunion.
Il y a eu un «malentendu»
Selon Nadine Morano, toutefois, il y a eu un «malentendu». «Depuis le départ, il était hors de question de supprimer cette carte (...) Le président de la République a réaffirmé son attachement à la politique familiale», a-t-elle souligné. «La situation est pour nous clarifiée», a-t-elle dit, relevant que si la SNCF venait à être déficitaire, «il y aurait toujours ce financement» de la part de l'Etat.
«Le président de la République nous a complètement rassurés», a affirmé de son côté François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales.
C. F. avec agence