La pilule est trop dure à avaler. Plusieurs collectifs et associations invitent à un rassemblement et à un dépôt symbolique de boîtes de médicaments vides, demain à 14 h devant la préfecture du Bas-Rhin, à Strasbourg. Une action destinée à dénoncer les franchises médicales mises en place par le gouvernement. Selon leurs détracteurs, elles plombent lourdement le budget des ménages. Et ce sont les malades chroniques qui paient le plus lourd tribut, dénonce l'association de lutte contre le sida Aides Alsace, tout en soulignant que son combat « concerne tous les malades quels qu'ils soient ».
Ainsi, Jean-Michel Meyer, président de la délégation départementale du Bas-Rhin de cette assoce, souligne que « c'est une contribution demandée à tout le monde, indépendamment de son revenu. Et rien n'indique que demain les plafonds n'augmenteront pas », s'inquiète t-il. Actuellement, la somme qui n'est pas remboursée est fixée à 50 euros maximum par an et pour tous les actes ou les produits concernés par cette mesure. Parmi ces derniers, on compte les médicaments, pour lesquels la contribution atteint 50 centimes d'euros par boîte. Certaines personnes sont exonérées du paiement de la franchise médicale (lire encadré). Quoi qu'il en soit, pour Monique Maitte, porte-parole du collectif SDF Alsace chargée de coordonner l'action locale de demain, « le gouvernement fabrique de nouvelles précarités. C'est injuste et dangereux car cela enfonce encore davantage les plus démunis, en particulier les sans-abri ».