Qui sont les «hommes en bleu»?

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Publié le 9 avril 2008.

Le Comité international olympique (CIO) a défendu mercredi la présence de ces policiers chinois, gardiens de la flamme olympique.

A Londres puis à Paris, leur présence avait intrigué lors du passage de la flamme olympique. Mercredi, le Comité international olympique (CIO) a défendu les «hommes en bleu», ces policiers chinois dont le comportement a été vivement critiqué ces derniers jours par les porteurs de la torche.

Membres de la police armée populaire (PAP)

Habillés d'un survêtement bleu et blanc frappé des anneaux olympiques, ces hommes à lunettes noires ont été sélectionnés dans toute la Chine au sein de la police armée populaire (PAP), une force de deux millions de membres, selon les médias chinois.

«Une police à statut militaire»

«La PAP est une police à statut militaire, spécialisée dans la protection rapprochée et le maintien de l'ordre, il ne s'agit pas d'une unité d'élite», explique un expert des questions de sécurité sous le couvert de l'anonymat. Les membres de la PAP sont notamment chargés de la sécurité des dirigeants chinois.

24 heures sur 24

Pour protéger la flamme 24 heures sur 24, deux groupes ont été constitués par le comité d'organisation des jeux de Pékin (Bocog) en août 2007, l'un de 30 personnes pour le parcours à l'étranger, l'autre de 40 pour celui en Chine, a indiqué leur chef Zhao Si à la presse chinoise.

Formation sans succès

Outre l'entraînement physique, selon Zhao Si, ses hommes ont reçu une formation spécifique pour «bien se comporter», et aux langues étrangères, avec notamment des notions de français, d'anglais, de français, d'allemand, d'espagnol et de japonais.

«Des robots qui n'ont aucune humanité»

«J'appellerais ça plutôt des robots ou des chiens de garde, qui n'ont aucune humanité, vous bousculent, vous tarabustent, vous empêchent de courir, vous invectivent en chinois», s'est emporté mardi David Douillet, président de la Commission des athlètes au Comité olympique français (CNOSF), au micro de la radio française RTL.

«Voyous»

Leur manière de faire a aussi surpris le président du Comité d'organisation des Jeux de Londres-2012, Sebastian Coe, qui les a traités de «voyous» pour avoir tenté de le pousser trois fois hors du parcours.

Les responsables du CIO, présents à Pékin en vue d'une réunion du comité exécutif jeudi, disent avoir entendu ces problèmes mais n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

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