EDUCATION - Une trentaine d'interpellations ont eu lieu, ainsi que de nouvelles intrusions de casseurs...
Alors que
la mobilisation lycéenne contre les suppressions de postes à la rentrée semblait s'essouffler, le quatrième jour de manifestation en quinze jours a marqué ce mardi une montée en puissance du mouvement, et avec lui des violences.
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Entre 8.500 (police) et 25.000 personnes (syndicat Fidl), très majoritairement des lycéens, venus de toute la région francilienne, ont manifesté à Paris, soit
un peu plus que mardi dernier (entre 6.700 selon la police et entre 17.000 et 20.000 selon les organisateurs) . La manifestation, partie de Luxembourg, a été dispersée par les forces de police boulevard des Invalides avant le terme initialement prévu à Saint-François Xavier.
A deux reprises, des manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répondu en chargeant et en faisant usage de gaz lacrymogènes. Il a été procédé à au moins quinze interpellations (contre 13 la semaine dernière).
Tentatives d'intrusions dans le 93
En Ile-de-France, des manifestations le plus souvent sans incident regroupant des centaines de personnes ont également eu lieu.
Mais des incidents se sont produits en Seine-Saint-Denis, où de petits groupes de jeunes s'apparentant à des casseurs
ont à nouveau tenté de s'introduire dans certains lycées, en s'en prenant parfois physiquement aux personnels leur faisant barrage, selon l'inspection d'académie.
Dix-sept personnes interpellées dans le Val-de-Marne
A tel point qu'au lycée Louise-Michel (Bobigny) les personnels ont annoncé faire valoir leur droit de retrait, estimant que «la sécurité des biens et des personnes n'est plus assurée» dans ce lycée.
Des incidents ont aussi eu lieu en marge de manifestations dans le Val-de-Marne, donnant lieu à l'interpellation de 17 personnes. Dans l'Essonne, à Brunoy la police a procédé à deux interpellations et utilisé des gaz lacrymogènes lors d'une tentative de blocage.
Nouvel appel à manifester jeudi
Quant aux blocus, environ 20 établissements étaient bloqués à des degrés divers dans les Hauts-de-Seine, 12 à Paris, 6 dans le Val-de-Marne, autant en Seine-Saint-Denis, 2 dans l'Essonne, 4 en Seine-et-Marne.
Jeudi prochain, l'UNL, la Fidl et le Snes-FSU (majoritaire chez les enseignants du second degré), ont appelé à participer «massivement» à une nouvelle journée de mobilisation à Paris et en province. En Ile-de-France, une intersyndicale quasi-majoritaire appelle en outre les professeurs à faire grève.
C. F. (avec agence)