La guéguerre judiciaire entre le président de l'Arche de Zoé et le gouvernement

103 contributions
Publié le 8 avril 2008.

TCHAD - Ils se renvoient la balle à coup de menaces de plainte...

La guerre entre Eric Breteau et les membres du gouvernement est ouverte. Alors que le président de l'Arche de Zoé (>> Son portrait, ici...) a multiplié les attaques dans la presse lundi et mardi, Bernard Kouchner a affirmé que son ministère examinait la possibilité d'engager des «poursuites» contre lui.

>> Notre dossier sur l'affaire, en cliquant ici...

Le chef de la diplomatie réagissait aux propos d'Eric Breteau dans un entretien au figaro.fr lundi. Ce dernier y assurait que son opération avait été encouragée à l'été 2007 «par des conseillers de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner». «Il était même prévu que Cécilia Sarkozy et Rachida Dati (ndlr: la ministre de la Justice) se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l'aéroport de Vatry», dans la Marne, précisait-il, soulignant qu'il compte réclamer «la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion du dossier par les autorités françaises».

Rachida Dati a aussitôt démenti: «C'est totalement faux et infondé», a-t-elle déclaré sur RTL ce mardi, en ajoutant: «Je ne connais pas ce monsieur, je ne l'ai jamais rencontré.» Elle a assuré avoir découvert l'existence de l'Arche de Zoé lors de l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, en juillet 2007.

Porter plainte contre Rama Yade

Rama Yade est également visée par le président de l'Arche de Zoé. Ce dernier s'est dit être «résolu» à attaquer en diffamation ainsi que pour atteinte à la présomption d'innocence la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme pour ses critiques sur son opération d'exfiltration d'enfants africains vers la France.

Le 26 octobre 2007, au lendemain de l'arrestation au Tchad des membres de l'Arche de Zoé, Rama Yade avait déclaré que le fait d'«enlever» une centaine d'enfants - que l'association disait originaires du Darfour - était «illégal et irresponsable».

Publication d'un livre sur l'affaire à la fin du mois

Or, Eric Breteau a affirmé ce mardi sur France Info ne pas regretter le rapatriement avorté de 103 enfants africains en France qui l'ont conduit en prison pendant plusieurs mois et assuré qu'il «le referait parce qu'(il) veut faire bouger la cause du Darfour». Il remet en cause Bernard Kouchner, «parfaitement au courant de notre opération» ainsi que Catherine Pégard, «une conseillère très proche du président Nicolas Sarkozy» dont il affirme avoir rencontré l'assistant. L'Elysée a catégoriquement démenti ce mardi.

Ces sorties médiatiques ne sont qu'un prélude. Selon «Le Figaro», Eric Breteau s'apprête à publier, à la fin du mois, un ouvrage intitulé: «L'Arche de Zoé, les dessous d'une affaire d'Etat».
C. F. (avec agence)
Mis en examen Quatre membres de l'Arche de Zoe, dont Eric Breteau, ont été mis en examen pour «aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France», un délit passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr