Bien malin qui peut dire si la 6e édition de la Féria de Fenouillet, prévue fin juin, aura bien lieu. Claudie Marcos (PS), la nouvelle maire, ne veut « pas céder à la pression médiatique ». Elle étudie le volet juridique du dossier et doit arrêter sa position « cette semaine » avec son équipe. Pendant la campagne, elle avait promis de consulter la population sur le maintien de la manifestation. Mais le délai paraît désormais bien court pour mettre en route la procédure. Et l'horizon de la Féria, accueillie sur un terrain communal, bien sombre. Car si le maire battu, Gilles Broquère (MoDem), était un aficionado, la nouvelle majorité municipale compte dans ses rangs Nathalie Milhas, la présidente des anti-corrida de Fenouillet.
En attendant la position officielle, les promoteurs privés de la Féria rongent leur frein. « Je suis légitimiste et dans l'attente de la décision politique », indique Didier Lacroix, responsable de la société SGO. Mais il ajoute que tous les préparatifs sont lancés, et que le sort de six salariés est suspendu à la décision de l'édile.