Pas si motivés que ça ? Les lycéens doivent à nouveau défiler aujourd'hui à Paris contre les suppressions de postes dans l'Education nationale prévues à la rentrée prochaine, avant de rebattre le pavé jeudi dans toute la France aux côtés des enseignants. Mais malgré la médiatisation, la mobilisation est pour l'heure minoritaire.
Selon l'UNL, syndicat lycéen, deux cents établissements, presque tous en Ile-de-France, sont « perturbés » par des assemblées générales, des blocages ou des rassemblements devant les grilles, sur les 2 941 lycées que compte la France. « Mais à chaque défilé, on double presque le nombre de manifestants », argue Léo Moreau, vice-président du syndicat, qui évoque la tenue ces jours-ci des épreuves du bac blanc pour justifier la modestie des troupes. Dernier espoir : « Mobiliser la province, pour qu'elle prenne le relais avant que les jeunes d'Ile-de-France partent en vacances », dans deux semaines.