DEBAT - Votre avis sur le dispositif…
Trois mille hommes. C'est la force policière mobilisée pour protéger la flamme olympique l
ors de son passage à Paris, ce lundi. Un dispositif comparable à celui mis en place pour les visites des chefs d'état les plus menacés du monde. Nous vous avons demandé ce que vous en pensiez. Pour charmilles, «la police a autre chose à faire que de s'occuper de cette flamme. C'est donner raison aux Chinois.»
JB7 dit: «Combien de temps va-t-on se ridiculiser avec cette flamme? Quand je vois ce déploiement de policiers tabasser les gens qui manifestent pour une noble cause… on est où là? à Pékin? mais rembarquer cette flamme dans son avion, on l'a assez vue.» Et Gentleman ajoute: «Ces manifestations sont humanitaires et défendent la cause des droits de l'homme, non seulement en Chine, mais partout ailleurs dans le monde. Le Tibet, et sa religion réputée pacifiste cristallisent l'opinion publique autour de la défense des droits de l'homme. Ces manifestations n'empêcheront peut-être pas les jeux de se faire, mais elles auront eu le mérite de témoigner de l'indignation de l'opinion publique mondiale.»
Après l'enquête digne des «Experts» sur la banderole anti-Cht'is (
utilisation de l'ADN pour retrouver les auteurs, ndlr), la question de l'utilisation des forces policières se pose. Interrogés par 20minutes.fr, les deux principaux syndicats de police, l'Unsa et Alliance, estiment que le déploiement de 3.000 hommes pour le passage de la flamme était justifié. «Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police ont l'habitude d'apprécier le dispositif à mettre en place pour prévenir les risques, souligne Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance. On peut regretter ce qui se passe au Tibet et vouloir éviter un incident majeur, qui pourrait viser les athlètes», ajoute-t-il.
Quant à l'utilisation des techniques de la police scientifique pour retrouver les auteurs de la banderole anti-Cht'is, «il serait souhaitable qu'elles puissent bénéficier aussi au citoyen lambda qui se fait cambrioler», concède Henri Martini, secrétaire général d'Unsa-police.
Débat:
Qu'en pensez-vous? La protection de la flamme olympique devrait-elle vraiment faire partie des priorités de la police? Ce dispositif est-il justifié? Dites-le nous, ci-dessous...
P. A. avec C. F.