Camille
Chanteuse.
Comment avez-vous
composé cet album ?
Tout a une influence sur la musique. Après la sortie du Fil, puis lors de la tournée, j'ai reçu beaucoup de bonnes énergies... Faire un disque, c'est mettre tout ça dans une boîte. Cet album est aussi moins introspectif. J'y ai plus d'invités, d'influences. Un disque synthétise ce qu'on est à un instant, et là, j'étais très ouverte.
Qu'est-ce qui a changé dans votre manière de travailler depuis Le Fil ?
Pas grand-chose, je me suis développée vocalement, j'ai développé des sons sans y penser. Et j'ai découvert l'ensemble brésilien Barbatuques, qui fait des percussions corporelles. Tout cela m'a conduite à faire cet album sans instrument, pour mieux explorer le corps et la voix.
Pourquoi chanter en anglais ?
Je n'y suis pour rien. Je voulais revisiter les genres disco et pop. Et ça sonne en anglais. Mais je ne peux pas m'empêcher de mettre du français dans les choeurs. Le passage d'une langue à l'autre me semble fluide, les histoires se racontent.
L'anglais favorise
aussi l'exportation d'un disque...
Ça, c'est de l'industrie. Moi, je me dis juste qu'un nouveau public va pouvoir comprendre mes textes. J'aime que mes chansons se baladent. En même temps, j'emmène mon public français ailleurs. Je suis assez curieuse de savoir comment ça va se passer.
Vous espérez le succès ?
Bien sûr, on est toujours en attente. On ne fait pas de la musique pour soi. Mais le succès, ou son absence, ne déterminera pas mes évolutions futures. Je fais de la musique en fonction de mon histoire. Ce qui se passe ensuite, ça n'est jamais très clair.
Ne vous sentez-vous pas à l'étroit dans le cadre de la chanson ?
Une chanson, c'est une main tendue. On peut emmener les gens où l'on veut, avec une certaine simplicité, en mêlant mots et musique. Ce qui m'arrange bien, parce que j'adore les deux.