13 interpellations pendant la manifestation parisienne

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Publié le 3 avril 2008.

EDUCATION- Des milliers de lycéens étaient pour la troisième fois dans la rue jeudi...

Des bousculades et des jets de projectiles sur les CRS ont été observés à Paris, à l'avant de la manifestation des lycéens, qui protestaient contre la suppression des postes d'enseignants. La police, de son côté, a affirmé avoir procédé à treize interpellations.

«Les proportions que prennent ces manifestations, les débordements qui les accompagnent sont regrettables» a dit plus tôt le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, au sujet des incidents à Créteil. Il n'y a «pas de raison chiffrée, objective» aux manifestations contre les suppressions de postes, a-t-il ajouté.

Au sujet des incidents survenus mardi et jeudi
à Créteil, en marge de manifestations lycéennes, le ministre a tenu à faire une distinction entre «d'un côté le droit (des lycéens) de manifester, de se faire entendre» et «ceux qui s'attaquent aux bâtiments publics, aux personnels, aux élèves».
À Paris, la nouvelle manifestation lycéenne s'est déroulée jeudi sans casse. «Résistance!», ont encore scandé plusieurs milliers de lycéens. De plus en plus nombreux, - 15.000 selon les organisateurs - ils ont manifesté pour protester contre les milliers de suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans les collèges et lycées. Une centaine d'entre eux avaient auparavant parcouru l'avenue des Champs-Elysées à Paris.

Rejoints par quelques rares enseignants du second degré et parents au départ de la manifestation, devant le jardin du Luxembourg, les manifestants ont marché jusqu'au ministère de l'Education, rue de Grenelle. Le cortège a commencé à se disperser place André Tardieu, dans le 7e arrondissement.

Un cordon de CRS

Un cordon de CRS équipés de casques, boucliers et matraques a précédé les manifestants. Devant la banderole de tête proclamant: «non, non, non aux suppressions de postes», plusieurs rangs d'un service d'ordre, mis en place par plusieurs syndicats enseignants, ont ouvert la marche.

Les lycéens s'opposent aux suppressions de postes enseignants mais pas seulement. Ils craignent également la disparition des options, la surcharge des effectifs en classe et des heures supplémentaires pour les professeurs. Enfin, la réforme de l’enseignement professionnel est pointée du doigt.

«Le pire est à venir»

Les propos, mercredi, de la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin n'avaient rien fait pour apaiser les craintes des lycéens. D'après elle, le mouvement de suppression de postes «devrait connaître une forte accélération dans le budget 2009». Dans un communiqué, elle affirme: «Le pire est à venir». Et la sénatrice des Hauts-de-Seine ajoute: «Ce choix politique, au seul motif affiché d'une baisse démographique des effectifs, répond en fait à l'objectif de réduction des dépenses publiques.»

Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, avait alors réagi jeudi matin, sur France Culture: «Supposons que dans (des) classes de 35 élèves, on soit partout 30 à la rentrée prochaine, vous pensez que tout sera réglé? Que le lycée sera sauvé?»

Mardi 1er avril déjà, les lycéens avaient manifesté, essentiellement en région parisienne.
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