JUSTICE – Ce qu’il faut retenir de ce cinquième jour d’audience…
Ce qu’il faut retenir de ce cinquième jour d’audience.
>> Notre dossier sur le procès de Michel Fourniret et Monique Olivier.
Mercredi 2 avril
Audience du matin: Les Fourniret face à la famille Laville
La cour d'assises des Ardennes a vécu d’intenses face-à-face entre les accusés et les parents d'Isabelle Laville, la première des sept victimes présumées de Michel Fourniret.
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Premier convoqué à la barre, Jean-Pierre Laville, un retraité de la grande distribution, évoque, la gorge nouée, le souvenir d'une adolescente «sage, réservée, serviable». «Peut-être trop», souffle-t-il, au point d'accepter de monter dans la voiture d'une inconnue pour lui indiquer son chemin. Selon l’accusation, c’est Monique Olivier qui conduit, ce 11 décembre 1987.
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Quelques mètres après avoir pris Isabelle, elle s’arrêtera auprès d'un homme faisant mine d'être en panne, un bidon d'essence à la main: c’est Michel Fourniret. La jeune fille, droguée avec des calmants, est ramenée au domicile du couple à Saint-Cyr-les-Colons (Yonne). Elle y aurait été victime d'un viol en réunion avant d'être étranglée par Michel Fourniret. Son corps n'avait été retrouvé qu'en juillet 2006 sur les indications de Michel Fourniret, gisant au fond d'un puits dans un petit village de l'Yonne.
«Madame Olivier, vous êtes une mère, mais pas une maman!»
Au père de sa victime présumée, Michel Fourniret assurera lors d'une reconstitution en 2006 «ne pas lui avoir fait de mal». «Comment peut-on ne pas faire de mal quand on tue», s'insurge Jean-Pierre Laville en regardant Michel Fourniret droit dans les yeux. Et d’ajouter: «Les familles sont là, elles attendent vos réponses, aurez-vous le courage de répondre?» Un silence pesant plus tard, il poursuit: «Je pense que vous n'aurez pas la lâcheté de rester dans votre box alors tous ici nous attendons la vérité, votre vérité!», insiste-t-il. Michel Fourniret réitère alors son exigence d'un huis clos. «Il vous suffit de dire un mot pour que je parle», assure-t-il avant de parler de lui à la troisième personne: «Ce type-là est disposé à vider entièrement ce qu'il porte (...) mais pas à s'exhiber devant un théâtre.»
«Vous êtes un homme petit, petit, (...) vous n'avez pas supporté cette petitesse alors vous vous en êtes pris à des mineures», enchaîne à la barre la mère d'Isabelle, Marie-Jeanne Laville. S'adressant à l'épouse de Fourniret, des sanglots dans la voix, elle lui dit: «Madame Olivier vous avez mis au monde des enfants, vous êtes une mère, mais pas une maman!» «Je ne veux plus rien entendre de vous, ça ne serait que mensonge», conclut-elle à l'attention des deux accusés.
Sa. C. avec agence
TEMPS FORTS
Que s'est-il passé lors des audiences de mardi et de lundi?
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