Des dossiers vont être rouverts
0 commentaires« Mieux circuler à Toulouse sans utiliser la voiture. » C'est la promesse faite par Pierre Cohen (PS) tout au long de sa campagne victorieuse. Le nouveau maire a maintenant tous les leviers en main pour rattraper « les rames de retard » qu'il imputait à son prédécesseur. Et l'heure est à la désignation des chefs de station. Au Capitole, le poste d'adjoint à la mobilité et aux déplacements est attribué à Bernard Marquié. Ce communiste, ancien cheminot et ancien vice-président de la région chargé des transports, aura probablement un interlocuteur Vert du côté de Tisséo. La présidence de l'autorité organisatrice des transports en commun est en effet promise à Stéphane Coppey, l'élu écologiste de Balma, issu lui aussi du sérail SNCF. Il devra organiser le retour au sein de Tisséo du conseil général, parti fâché avec l'ancienne municipalité pour cause de divergences politiques.
La cohésion retrouvée, les dossiers paralysés vont être rouverts. Celui notamment de la révision du Plan de déplacements urbains (PDU), la « feuille de route » des futures infrastructures. Si la plupart des projets en cours devraient être poursuivis, comme le prolongement de la ligne B du métro vers Labège, d'autres vont forcément voir le jour (lire ci-dessous). Pour les financer, Toulouse ne fait plus un dogme de la dette zéro et compte sur une « synergie » entre les collectivités locales, toutes de gauche.
Côté routes, le grand contournement autoroutier fait désormais l'unanimité contre lui. Mais le dossier de la liaison multimodale sud-est (LMSE) pourrait diviser. Même entre « amis ».