Procès Fourniret: les temps forts du mardi 1er avril

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Publié le 1 avril 2008.

JUSTICE – Chaque jour, 20minutes.fr fait le point sur la suite de ce procès hors normes…

Chaque jour, 20minutes.fr fait le point sur la suite de ce procès hors normes…

Mardi 1er avril: «Je regrette tout ce qui a été fait»

14h19: les regrets de Monique Olivier

Sous le feu des questions lors de ce quatrième jour d’audience, l'épouse de Michel Fourniret a lâché d'une voix à peine audible: «Avec le recul je regrette tout ce qui a été fait, c'est vraiment affreux». Des regrets exprimés pour la première fois, sans parvenir à expliquer sa passivité.

Un peu plus tôt, elle avait été confrontée aux lettres, échangées en 1987, entre Michel Fourniret, alors en prison à Fleury-Mérogis, et elle-même. Des courriers dans lesquels il faisait étalage de ses projets criminels. «A ce moment-là vous l'aimiez Michel Fourniret?», interroge le président. «Non, mais j'étais tellement seule qu'il fallait que je m'imagine» éprouver cet amour, répond Monique Olivier. Et d’expliquer que si elle avait accepté le pacte proposé par Fourniret dans ces lettres, à savoir trouver de jeunes vierges en échange de son engagement à tuer son ex-mari, c'était pour «récupérer ses enfants» nés de cette union passée.

10h19:
Monique Olivier affirme avoir déjà «tout dit»

C’est un des enjeux du procès hors normes qui s’est ouvert le 27 mars. Michel Fourniret et Monique Olivier, qui comparaissent pour l’enlèvement, le viol ou tentative et le meurtre de sept jeunes femmes et mineures, sont-ils responsables d’autres disparitions?

Lors de son audition comme témoin, mardi matin, Stéphane Brasseur, un inspecteur de police belge ayant participé aux interrogatoires des époux après l'arrestation de Michel Fourniret en juin 2003, dans le sud de la Belgique, a jeté le trouble sur les aveux de Monique Olivier. «Moi je pense qu'elle n'a peut-être pas tout dit, je pense qu'elle sait encore des choses», a-t-il déclaré à l'évocation du cas d'une jeune fille au pair disparue du jour au lendemain après avoir séjourné chez les Fourniret dans les années 1990.

Du pain béni pour un avocat des parties civiles qui s’est alors tourné vers l’épouse et complice présumée pour l’interpeller: «Madame Olivier, quand allez-vous livrer tous vos secrets?». Et elle de répondre: «J'ai tout dit, je ne vois pas pourquoi je cacherais autre chose». Pendant cet échange, Fourniret, qui d'habitude l'ignorait, a lancé un regard vers son épouse, guettant ses réponses puis restant sans réaction.

Lundi 31 mars: «Tais-toi sinon je te tue»

Fourniret face à la jeune fille qui l’a fait tomber

Un face-à-face tendu. Pour la première fois, Michel Fourniret affronte le témoignage de Marie, une de ses victimes présumées. L'adolescente belge, alors âgée de 13 ans, avait réussi à s'échapper de sa camionnette le 26 juin 2003, menant à son arrestation. Une confrontation éprouvante pour la jeune fille qui explique de nouveau comment elle a échappé aux griffes de son ravisseur. «Il m'a dit "tais-toi sinon je te tue" (...) tu dois me donner du plaisir, si tu ne me donnes pas du plaisir tu ne rentreras pas", décrit la jeune fille d'une voix posée, précisant avoir subi des attouchements à la poitrine. Pendant ce récit, Michel Fourniret reste impassible dans le box. Ce jour-là, Marie réussit à se sauver, épargnant sans doute d’autres jeunes filles.

10h:
Contrairement à vendredi, où il avait dû être présenté à son procès sous la contraite, Michel Fourniret se présente de lui-même à la cour.
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