EDUCATION - Entre 8.000 et 10.000 manifestants selon les organisateurs. Xavier Darcos condamne les violences...
Plusieurs milliers de lycéens, entre 8.000 et 10.000 selon les organisateurs, ont manifesté mardi, à partir de 14h, depuis le Luxembourg vers le ministère de l'Education à Paris pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2008, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour jeudi alors que des signes de tension sont apparus avec notamment des incidents à Créteil.
«De l'argent pour nos cours, pas pour la guerre»
Les manifestants, en très grande majorité des lycéens et quelques enseignants du Snes-FSU, défilaient derrière plusieurs banderoles dénonçant les milliers de suppressions de postes dans l'Education nationale. «Non, non, non aux suppressions de postes! Oui, oui, oui à notre éducation!», scandaient les lycéens, venus de Paris et de la région parisienne, dans des cortèges organisés par établissements.
«De l'argent pour nos cours, pas pour la guerre», pouvait-on lire sur une banderole en référence
aux débats sur l'Afghanistan. Quelques incidents sont à déplorer. Des scooters et une voiture ont été retournés alors que certains manifestants ont brûlé des portraits de Nicolas Sarkozy, d'après notre reporter sur place.
>> Retrouvez notre interview exclusive de Xavier Darcos qui répond aux inquiétudes des lycéens...
Des jeunes ont également pénétré de force dans le lycée Léon Blum, à Créteil.
Un groupe de jeunes est entré dans le hall de l'établissement qui a été un peu saccagé, selon l'AFP qui cite des sources policières. Des violences condamnées par Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, qui s’est entretenu par téléphone avec Madame Savio, conseillère principale d’éducation du lycée. «Xavier Darcos tient à rappeler à leurs responsabilités les professeurs et les parents et à dénoncer tous les actes de violence perpétrés dans les manifestations ou aux alentours des établissements scolaires», rappelle le ministre dans un communiqué publié mardi.
Le ministre de l'Education recevra les syndicats lycéens -l'UNL puis la Fidl- mardi prochain mais sur un autre sujet, la réforme du lycée, a annoncé son entourage.
Les lycées «ne sont pas des enfants»
«Les propos du ministre nous choque, c'est un peu facile pour minimiser l'importance du mouvement lycéen mais ça ne va pas être tenable très longtemps car il y a de plus en plus de lycéens dans la rue», a-t-il ajouté, en référence aux déclarations de Xavier Darcos qui a assuré mardi qu'il ne reviendrait pas sur les 8.830 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2008.
Déléguée de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), Hannah Boisson a de son côté prévenu le ministre de l'Education que les lycéens «ne sont pas des enfants» et que «le gouvernement reculera». A l'arrivée du cortège, rue de Grenelle, une délégation doit être reçue.
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S.B. (Avec agence)