Le groupe brésilien Gerdau dément vouloir reprendre l'usine de Gandrange
Créé le 31.03.08 à 07h47
Mis à jour le 31.03.08 à 18h51
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Le sidérurgiste brésilien Gerdau dément: il n'est pas candidat à la reprise de l'aciérie de Gandrange.
C'est pourtant ce qu'avait indiqué dimanche la municipalité d'Amnéville (Moselle), alors que
le gouvernement a réaffirmé qu'il voulait sauvegarder les 595 emplois devant être supprimés sur site par
ArcelorMittal.
«Le groupe Gerdau indique qu'il n'est pas intéressé par l'acquisition de l'usine Gandrange d'Arcelor-Mittal», a affirmé le sidérurgiste dont le siège est à Porto Alegre (sud du Brésil).
«Partenaires privés intéressants»
«Nous avons présenté ce projet de reprise au ministère de l'Economie et des Finances, vendredi à Paris, avec l'un des vice-présidents de Gerdau, le président de Sidenor (groupe sidérurgique espagnol contrôlé à 40% par Gerdau) et Alain Grenaut, un ancien directeur de l'usine mosellane et actuel président du comité de défense de l'aciérie de Gandrange», a précisé Alain Stahl, consultant chargé du dossier par le député-maire (UMP) d'Amnéville, Jean Kiffer.
«En présentant Gerdau à Bercy, nous avons souligné que, puisqu'un repreneur existait, il appartenait à l'Etat d'éventuellement imposer une solution à ArcelorMittal», a encore indiqué Alain Stahl.
Peu auparavant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait déclaré sur France Inter que «l'objectif principal du gouvernement était de sauvegarder les emplois». «Si on peut sauvegarder l'activité par des investissements extérieurs, et je sais qu'il peut y avoir des partenaires privés intéressants, notre métier, c'est de les encourager, de servir de catalyse.»
Scholz et Corus sur les rangs
D'autres industriels, dont le groupe de sidérurgie Corus ou le ferrailleur allemand Scholz, ont également été reçus au ministère sur ce dossier, a-t-on ajouté dans l'entourage de Mme Lagarde.
La semaine dernière à Metz, le directeur d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne, avait affirmé qu' «aucun repreneur ne s'était manifesté à ce jour» pour Gandrange. «On n'a pas d'éléments permettant de dire qu'il y a un repreneur. S'il y en a un, qu'il se dévoile», avait-il déclaré.
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