les temps forts de la finale de la Coupe de la Ligue

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Publié le 30 mars 2008.

FOOTBALL - Banderole insultante, penalty discutable, match moyen, grand spectacle...

Un match qui se joue sur un penalty litigieux dans les arrêts de jeu, une banderole insultante, la coupe de la ligue remportée par le PSG samedi soir sent le soufre. Pourtant, la Ligue professionnelle de football avait mis les moyens pour faire de ce match une fête en hommage au foot spectacle: «cérémonie d'ouverture» pour en mettre plein les yeux, avec parapentes, arbitre qui se transforme en James Bond girl sur la musique de Star Wars…

Le match
Paris domine
La rencontre qui suit, entre le 17e et le 18e de la Ligue 1, est beaucoup moins clinquant. Heureusement, il reste un génie dans l'équipe parisienne. Pedro Miguel Pauleta n'a quasiment pas touché à un ballon depuis deux semaines. Handicapé pour une élongation au mollet, il a le coup d'œil pour lober Le Crom sur un ballon récupéré dans la surface. Pauleta a gagné au Stade de France en 2002, 2004, 2006. Le PSG aurait presque intérêt à lui prolonger son contrat jusqu'en 2010.

Lens revient
Lens amorphe ne réagit qu'au retour des vestiaires. Feinte de corps de Carrière qui laisse filer le ballon pour mieux le récupérer derrière. Seul face à Landreau, le «moineau» ne tremble pas (1-1).

Le penalty
Les circonstances

Dernière minute des arrêts de jeu. Depuis 15 minutes, Paris pousse. La paire Diané-Luyindula vient de vendanger un deux contre deux. Le match file vers les prolongations, quand Luyindula est lancé en profondeur. Il passe devant Hilton. Contact, L'expérimenté attaquant parisien attend d'entrer dans la surface pour tomber. Relativement loin de l'action, l'arbitre siffle penalty.

Le tireur
Sans hésitation, Bernard Mendy s'avance pour prendre le ballon. Plus tard, il confiera avoir penser tirer une «Panenka». Il tire finalement au ras du poteau. Les Lensois crient à l'injustice. «Il y a un penalty imaginaire, assure le président Gervais Martel. C'est incroyable qu'un arbitre qui est soit disant parmi les meilleurs arbitres français puisse prendre une telle décision sur une action qui se situe dans les arrêts de jeu. C'est vraiment ne pas faire preuve de contrôle de soi et de bon sens que de foutre en l'air une finale comme ça. Mais lui, je ne sais pas, il faut le mettre six mois en National. Je l'ai vu dans les couloirs, je lui ai dit: "Vous vous êtes trompé". Il était assez sûr de lui, arrogant. Il m'a dit: "Ca m'étonnerait fort".»

La banderole
Les faits
60e minute. La finale, jusque-là agréable, prend alors une dimension tragique. Le Kop de Boulogne déploie une immense banderole: «Pédophiles, chômeurs, consanguins, bienvenue chez les Chtis». Ce n'est pas la première banderole insultante de l'histoire du football. Mais en pleine affaire Ouaddou et Kébé, elle tombe mal. «Quand je vois les tribunes avec les tifos qu'il y a, avec certains supporteurs parisiens, je me pose des questions, a regretté Jean-Pierre Papin. C'est vrai que ça fait mal. On essaie de se battre contre le racisme. On a jugé Metz sévèrement, je pense qu'il faut juger Paris sévèrement». Dimanche matin, le club envisageait de porter plainte. Gervais Martel demande des sanctions exemplaires. «C'est un viol, sauf que là, c'est toute une Région qui est touchée. Même si on avait gagné, j'aurai été écoeuré». Le maire PS de Lens, Guy Delcourt, a aussi annoncé qu'il portait plainte.

Quelles conséquences pour Paris?
Alain Cayzac, le président du Paris SG a présenté ses «excuses officielles» aux Lensois. « S'il y a plainte, bien sûr que le club se portera partie civile, parce que c'est tout à fait blessant pour la population lensoise, les Ch'tis, et il y a un énorme préjudice pour le club de Paris, qui n'avait pas besoin de cela». «Cela me gâche réellement beaucoup mon plaisir», a ajouté Alain Cayzac.

Ce qui gâcherait vraiment son plaisir, ce serait de faire rejouer la finale, comme le demande Guy Delcourt. «Je demande aux instances du football qui a retiré un point à Metz dans l'affaire Ouaddou de faire rejouer le match car il s'agit d'une coupe». Le président de la LFP Frédéric Thiriez a également «demandé que la commission de discipline se saisisse au plus tôt sur la base des rapports des délégués». Cette même commission a retiré un point à Metz et Bastia pour des faits similaires.
P. K.
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