La justice belge a relancé son enquête sur la disparition en 2003 près de Paris de la petite Estelle Mouzin en examinant à nouveau l'alibi du tueur en série présumé Michel Fourniret, a rapporté ce jeudi le journal belge «Le Soir».
Michel Fourniret, qui comparaît depuis ce jeudi devant une cour d'assises à Charleville-Mézières (nord-est de la France) pour sept meurtres aggravés de jeunes femmes ou adolescentes (>> un procès à suivre en direct sur 20minutes.fr), a toujours nié être impliqué dans la disparition --jamais résolue-- de la fillette, le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).
Fourniret affirme qu'il était en Belgique ce jour-là
Aux enquêteurs qui l'ont interrogé après son arrestation en juin 2003, suite à un enlèvement raté, Michel Fourniret a expliqué qu'il se trouvait en Belgique le jour de la disparition d'Estelle.
Pour appuyer son alibi, Michel Fourniret a expliqué avoir passé un appel à 20h le jour des faits de son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, incompatible avec sa présence à Guermantes, situé à 267 km de là, à 18h15.
«Un déviateur d'appels téléphoniques»?
Le parquet de Dinant (sud de la Belgique), en charge du volet belge du dossier, a ordonné aux enquêteurs de vérifier si Michel Fourniret n'a pas utilisé un «déviateur d'appels téléphoniques pour faire croire à sa présence en Belgique», écrit «Le Soir».