Accident de l'A9: le chauffeur avait 1,05g d'alcool dans le sang

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Publié le 25 mars 2008.

ENQUETE – Il n’aurait pas son permis de conduire…

L'accident qui a coûté la vie à sept personnes, lundi, sur l'A9, aurait-il pu être évité? Selon la gendarmerie, les prélèvements sanguins effectués sur le chauffeur du minibus d'Emmaüs, à l'origine de l'accident, ont révélé un taux d'alcoolémie de 1,05 g par litre de sang. Soit le double des 0,5 gr autorisés. Pire: ce chauffeur n'aurait pas de permis de conduire.

De retour d'une féria

«Ce taux d'alcoolémie pourrait bien évidemment expliquer l'accident», a commenté le commandant du groupement de gendarmerie de l'Hérault, Eric-Pierre Molowa. En revanche, le taux d'alcoolémie du conducteur d'une des voitures percutées par le minibus d'Emmaüs, un étudiant de 19 ans qui est décédé, s'est révélé égal à «zéro», a indiqué le colonel Molowa.

Les compagnons de la communauté d'Emmaüs Toulouse-Labarthe - dont cinq sont décédés - revenaient de la feria d'Arles lorsque l'accident s'est produit.

Un huitième mort?

L'accident qui a eu lieu sur l'A9, lundi, entre Sète et Montpellier, pourrait compter un huitième mort. L'une des quatre personnes blessées grièvement dans l'accident se trouvait mardi matin entre la vie et la mort, a annoncé le commandant du groupement de gendarmerie de l'Hérault.

Cette victime appartient à la communauté Emmaüs de Labarthe-sur-Lèze (Haute-Garonne), a indiqué le commandant Eric-Pierre Molowa qui s'exprimait lors d'un point presse dans les locaux de la gendarmerie de Poussan (Hérault), en présence du secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau et du Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch qui se sont rendus dans la matinée sur les lieux du drame.

Un minibus à l'origine de l'accident

Le drame s'est produit vers 16h30, à hauteur de l'aire de Gigean, selon les pompiers et les gendarmes de Poussan (Hérault), très rapidement arrivés sur les lieux.

C'est un minibus de modèle Trafic, qui circulait dans le sens Montpellier-Narbonne, qui est à l'origine de l'accident. Le véhicule, qui appartient à la communauté Emmaüs de Muret en Haute-Garonne, a, pour une raison inconnue, traversé le rail de sécurité central, puis les trois voies opposées, heurtant deux voitures immatriculées dans le Lot et les Bouches-du-Rhône.

Cinq occupants du minibus tués

Le Trafic a terminé sa course sur le bas-côté de la route, à cheval sur la barrière de béton latérale. Parmi ses six occupants, âgés entre quarante et cinquante ans, cinq ont trouvé la mort, le sixième est dans un état grave.

Parmi les quatre jeunes gens, tous majeurs, qui se trouvaient à bord de la voiture immatriculée dans le Lot, deux sont morts et deux autres ont été grièvement blessés. Dans la seconde voiture impliquée, une personne a été blessée légèrement et le second occupant est indemne.

«C'est un bilan catastrophique qui rappelle que dans le département de l'Hérault la route est meurtrière», a déclaré le préfet, Cyrille Schott, à un journaliste de l'AFP sur place, faisant part de son «sentiment de révolte devant l'absurdité d'un tel accident».

Le parquet de Montpellier doit ouvrir une information judiciaire dans la soirée, a indiqué le groupement de gendarmerie de l'Hérault.
Avec agence
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