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Robert Ménard, nouveau chevalier de la Légion d'honneur

Robert Menard, le 7 août 2007 à Paris
Robert Menard, le 7 août 2007 à Paris/Bertrand Guay AFP/archives

MEDIAS - Le fondateur de RSF a été distingué ce dimanche par Nicolas Sarkozy...

Le secrétaire général de Reporters sans frontière Robert Ménard figure dans la promotion de Pâques de l'Ordre national de la Légion d'Honneur, publiée ce dimanche au Journal Officiel.

Dans cette promotion figuraient également le couturier Azzedine Alaïa, le ténor Roberto Alagna, l'épouse de l'ancien président de la République Bernadette Chirac ou encore le comédien Christian Clavier.

Fondateur et dirigeant de Reporters sans Frontières (RSF), le Français Robert Ménard, âgé de 54 ans met depuis 23 ans son tempérament fougueux au service de la liberté de la presse et des droits de l'Homme.

Fait dimanche chevalier de la Légion d'honneur par le président de la république Nicolas Sarkozy, M. Ménard est en permanence sur le terrain pour défendre ses valeurs.

Un appel au boycott

A l'automne 2007, il était sous les feux des projecteurs en oeuvrant en faveur de la libération de trois journalistes et des membres de l'association l'Arche de Zoé, emprisonnés au Tchad pour avoir voulu faire venir illégalement des enfants en France.

En 2005, il s'était distingué en maintenant une très forte mobilisation en faveur de la libération de la journaliste de Libération Florence Aubenas, détenue en otage en Irak.

Cette année, après le début des émeutes au Tibet, sévèrement réprimées par Pékin, il a appelé les chefs d'Etat à boycotter la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques.

Lundi, il a réitéré son appel au boycott promettant de continuer à "faire des actions comme ça jusqu'au 8 août" tout en affirmant ne rien avoir "contre les JO (et) rien contre les athlètes".

S'avouant autoritaire, ce partisan d'une conception radicale de la liberté de la presse agace parfois ses partisans, quand il affirme par exemple qu'il descendrait "dans la rue pour défendre la presse FN".

"Si on en parle pas, ça n'existe pas"


L'organisation, aujourd'hui présente à travers ses bureaux et des sections nationales sur les cinq continents, est financée grâce à la vente de calendriers, de photos, des subventions et des dons. Comme ceux, controversés, de fonds gouvernementaux américains via la fondation National Endowment for Democracy (NED) qui ne lui posaient "aucun problème".

"Si on en parle pas, ça n'existe pas" est un leitmotiv de RSF, qui publie chaque année un rapport annuel et plus de mille communiqués pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse et aux droits de l'Homme en général.

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