FOOTBALL - Le milieu de terrain lillois réagit à sa sélection pour les matchs amicaux en équipe de France...
Cela faisait bien longtemps que Rio Mavuba n'avait plus mis les pieds à Clairefontaine. Pilier des premiers matchs dirigés par Raymond Domenech, oublié ensuite, le milieu récupérateur lillois passé par Bordeaux et Villareal savoure son bonheur.
Rio, votre retour en équipe de France, c’est l’histoire d’un pari réussi. Celui de quitter Villareal et l’Espagne pour rejoindre Lille, qui se bat pour le maintien en L1…
C’est l’effet «Bienvenue chez les ch’tis»! C’est vrai que j’ai galéré six mois en Espagne. J’ai d’ailleurs peut-être fait une petite bêtise en signant là-bas, mais on se sert de ce genre d’erreur pour avancer. Mais ça marche bien pour moi au Losc, même s’il est encore trop tôt pour parler de mon avenir (il est prêté avec option d’achat, ndlr). Je rejoue, l’équipe est revenue dans la première moitié du tableau. Pour l’instant, le pari est réussi.
Durant votre absence, beaucoup de joueurs sont passés devant vous dans la hiérarchie des milieux de terrain défensifs. Conservez-vous un espoir de disputer l’Euro?
Les 23, c’est délicat. Quelques joueurs ont pris de l’avance. J’ai perdu du temps en Espagne. Mais depuis 2004, l’équipe de France a changé, c’est peut-être plus facile de s’exprimer maintenant.
Un autre Lillois, Adil Rami, va vous accompagner. Vous qui connaissez déjà Clairefontaine, vous allez le prendre sous votre aile?
Ça va être dur de le prendre sous mon aile, vu comme il est excité aujourd’hui! Je lui dirai juste les deux ou trois choses à éviter. Comme envoyer un tacle à Thierry Henry lors du premier entraînement (rires).
Propos recueillis par Antoine Maes