ENQUETE - C'est ce qu'affirme Jean Leonetti à «20 Minutes»...
Après le
décès de Chantal Sébire, survenu mercredi soir, l'heure est aux interrogations: la malade, condamnée par une tumeur au cerveau incurable, a-t-elle mis fin à ses jours? A-t-elle été aidée pour mourir dignement, comme elle le réclamait depuis plusieurs semaines? Sa maladie l'a-t-elle emportée de mort naturelle?
«Des prélèvements ont été faits et devraient nous indiquer les causes de la mort, a expliqué à «20 Minutes» Jean Leonetti, le rapporteur de la loi sur le droit au laisser mourir d'avril 2005. «Mais aujourd'hui, il faut
rechercher l'apaisement, ajoute-t-il. Si les résultats montrent une forte dose de barbituriques par exemple, il faudra juste dire qu'elle s'est suicidée.»
Morte seule ou accompagnée?
Un peu plus tôt, le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, avait indiqué cejeudi matin à l'AFP qu'en l'état actuel des investigations, il n'y avait «pas d'éléments suffisants» pour déterminer les causes de la
mort de Chantal Sébire, dont la mort relance le
débat sur l'euthanasie.
«L'apparence externe du corps ne présentait pas de particularité et je continue à recueillir» les déclarations «auprès des proches» et des gendarmes «en charge de l'enquête» préliminaire, a ajouté le procureur de Dijon. Selon le journal «
Bien public», ses enfants et son frère étaient présents.
Le procureur a souligné que «Mme Sébire était très entourée» par sa famille «mais on n'est pas sûr qu'au moment de son décès sa fille ait été présente». C'est elle «qui a découvert le corps», a-t-il précisé.
Pratiquer une autopsie du corps serait «honteux»
Interrogé sur les hémorragies dont souffrait Chantal Sébire lors de ses violentes crises, le procureur a indiqué «qu'à ce stade, il n'existait pas d'éléments patents de signe d'hémorragie».
De son côté, l'avocat de Chantal Sébire, Gilles Antonowicz, a déclaré ce jeudi à l'AFP, que pratiquer une autopsie du corps serait «honteux».
Sa. C. avec agence