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«L'UIMM était une maison sans contrôle»

Frédéric Saint-Geours le 3 mars 2008 devant le siège de l'UIMM
Frédéric Saint-Geours le 3 mars 2008 devant le siège de l'UIMM/Miguel Medina AFP/Archives

REACTION - Frédéric Saint-Geours balance. Le président de la fédération estime qu'il n'y avait «pas de contrôle ni de processus de décision bien établi» avant son arrivée…

L’actuel président de L’UIMM, Frédéric Saint-Geours, balance. «L'UIMM était une maison sans contrôle» avant son arrivée à sa têt, estime-t-il, mardi, dans un entretien au «Figaro».

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Frédéric Saint-Geours a été élu président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), en décembre dernier en remplacement de Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen dans l'affaire des retraits suspects de fond dans les caisses de la fédération.

Interrogé sur ce qui l'a surpris depuis son élection à la présidence Saint-Geours répond: «l’absence d’organisation et de méthode, le fait qu’il n’y ait pas de contrôle, ni de processus de décision bien établi dans cette maison». «J'avais deux exigences: voir clair dans les comptes et dans les procédures», ajoute Saint-Geours, qui rappelle avoir lancé des audits «financiers, comptables et juridiques» sur les comptes de l'UIMM.

Selon lui, l'exercice 2007 de la fédération est «déficitaire de 4,7 millions d'euros et le résultat courant incluant le coût des restructurations est déficitaire de 8 millions d'euros». Un déficit «revu un peu en baisse du fait de la renégociation des conditions de départ de Denis Gautier-Sauvagnac» selon Saint-Geours.

«Transparence et contrôle interne»

Alors que la convention de l'UIMM doit se réunir mercredi pour arrêter une réforme de ses statuts, Saint-Geours veut une ère nouvelle pour l’UIMM. «Le maître mot, c’est la transparence et le contrôle interne», estime-t-il. Une façon de prendre ses distances avec son prédécesseur, inquiété dans une affaire de retraits de fonds suspects. «Il est acquis que l’on ne pourra plus être président et délégué général, que les pouvoirs du conseil vont être renforcés par rapport à ceux du bureau, et que le conseil aura sans doute une commission financière indépendante du bureau», précise-t-il.

Sur la question des mandats, qui divise l'UIMM et le Medef, Saint-Geours confirme que son organisation présentera bien les candidatures de Jean-Luc Vergne, le DRH de PSA, et Philippe Vivien, celui d’Areva, qu’il juge d’«excellents candidats», pour les présidences de l'Unedic (assurance-chômage) et de l'Agirc (retraites complémentaires des cadres). «Il est très important de le faire dans le consensus entre les différents courants patronaux, pas dans le conflit. Ce qui est déterminant, c’est la compétence, l’expérience, la disponibilité, l’éthique et le bon équilibre entre hommes d’entreprise et permanents», explique-t-il.

Le président de la fédération de la métallurgie a par ailleurs rejeté la proposition du haut-commissaire aux Solidarité actives, Martin Hirsch, réitérée lundi, d'utiliser la cagnotte de l'UIMM (600 millions d'euros) pour financer des projets sociaux: «Martin Hirsch m’a effectivement écrit. Mais l’emploi de nos réserves relève de nos instances».
Sa. C.
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