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Critiqué dans son camp, Moudenc reste

« Je souhaite bonne chance à Pierre Cohen », a assuré hier Jean-Luc Moudenc. Le vaincu veut tout faire « pour faciliter la transition démocratique ». Convaincu qu'il paie le prix « d'une nationalisation du scrutin », il « laisse aux analystes » le soin d'épiloguer sur les raisons de sa défaite.

Mais certains de ses colistiers ne se privent pas d'en livrer leur propre lecture. « Notre campagne a été trop tournée vers le bilan et le passé, nous n'avons pas assez parlé d'avenir aux Toulousains », estime François Chollet (UMP) qui fait partie des dix-sept membres d'opposition élus. Ce proche de Philippe Douste-Blazy « félicite Pierre Cohen » et assure qu'il sera « un élu vigilant, constructif et attentif ». Jean-Paul Escudier, « gaulliste social » écarté de la liste Moudenc, prend moins de gants. Il évoque « l'accumulation de faux pas » et dénonce « un climat de haine entretenu à l'encontre de Philippe Douste-Blazy ». Des attaques téléguidées donc. Les baudisiens sont plus amènes. « C'est une défaite extrêmement honorable, on a tous notre part de responsabilité », considère Serge Didier. Jean-Luc Moudenc n'a en tout cas pas l'intention de passer la main. « Je suis élu et nous devons aux 49,58 % de Toulousains qui ont voté pour moi une opposition harmonieuse », plaide-t-il. En plus d'essayer de rassembler son camp, le maire sortant souhaite, avant de quitter le Capitole, « régler le sort de [ses] collaborateurs ». Une vingtaine de contrats prennent fin en même temps que ses fonctions.

Hélène Ménal - ©2008 20 minutes
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