Quatre partout, avantage Gaudin

4 contributions
Publié le 17 mars 2008.

Rue Sainte-Cécile, dans la permanence UMP du 3e secteur, on carbure au jus d'orange et au Coca jusqu'aux premiers résultats. Au siège du PS, les militants saluent, collés au téléviseur, les différentes victoires de la gauche dans l'Hexagone. Les résultats marseillais se font attendre. 21 h 30, une militante lance un pronostic : « Tout le monde a voté à gauche, sauf à Marseille. »

A 22 h, rue Sainte-Cécile, Renaud Muselier et Bruno Gilles sortent sabler le champagne et arrosent copieusement la foule surexcitée, hurlant de joie. Sur l'ensemble de la ville, l'UMP est en tête avec 50,4 % des voix, contre 47,7 % pour la gauche et 1,8 % pour le FN. La gauche remporte les 1er et 7e secteurs, la droite les 3e, 5e, et 6e. En comptant ceux remportés au premier tour, les deux camps se retrouvent à égalité en nombre de secteurs. « Une fois de plus, Marseille a été exemplaire », jubile Muselier. La foule scande : « Guérini, c'est comme Capri, fini, parti ! » A la mairie, Jean-Claude Gaudin descend dans la salle des mariages. « Ce fut une élection difficile, et je remercie les Marseillais qui nous ont attribué une majorité absolue au conseil municipal », sourit le maire, avant de regagner son bureau sous les applaudissements des employés municipaux.

Arrivé à 22 h 45 à sa permanence, Jean-Noël Guérini prend acte de la victoire du maire sortant. Il ne sollicite aucun recomptage, dans une élection pourtant très serrée. « Malgré ma déception, je suis fier d'offrir à la gauche son meilleur score depuis vingt-cinq ans. » Le candidat déchu entend préparer sa candidature pour 2014 « dès demain ». A ses côtés, Patrick Mennucci, en pleurs, déplore « une victoire teintée d'amertume » alors qu'il vient de remporter le 1er secteur. Les résultats électoraux continuent de tomber : l'UMP a certes une majorité « absolue », mais beaucoup plus serrée qu'avant. Cinquante et un sièges contre quarante-neuf pour le PS et ses alliés, un pour le FN. Un quasi-équilibre qui augure des temps difficiles pour la municipalité. Durant six ans, chaque vote pourrait être remis en question par la dissidence de deux ou trois élus.

Laurent Berneron, Léa Delpont et Frédéric Legrand - ©2008 20 minutes
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr