Le scrutin aura été serré jusqu'au dernier moment. Finalement, la maire sortante d'Aix, Maryse Joissains-Masini (UMP), l'emporte de 747 voix sur le candidat PS, Alexandre Medvedowsky, avec respectivement 44,28 % des suffrages contre 42,94 %, suivi du candidat MoDem, François-Xavier de Peretti (12,77 %). « C'est un beau succès. J'ai gagné en pleine vague rose et dans une triangulaire. A Aix, la droite républicaine et le centre ont toujours été battus dans ce cas de figure », a réagi la maire sortante. « C'était un très beau combat », concède-t-elle à son challenger socialiste, tandis que des cris de joie retentissent de la cour de l'hôtel de ville, où se sont réunis militants et passants.
A la permanence d'Alexandre Medvedowsky, l'ambiance est morose. Pourtant, plus tôt dans la soirée, ses supporters, regroupés devant le tableau où les résultats de chaque bureau de vote sont affichés, croyaient en une victoire possible de leur candidat. « C'est très serré, mais on talonne Joissains. En plus, c'est bon pour nous car Peretti baisse », analyse une militante alors que le candidat PS prend la parole. « Au 52e bureau dépouillé, nous avons 425 voix d'écart avec la maire sortante », annonce Alexandre Medvedowsky sous les applaudissements. Trente-quatre bureaux plus tard, l'heure n'est plus à la plaisanterie, les visages sont attristés et les yeux rougis. « On a fait naître de l'espérance. Il ne nous manquait pas beaucoup. Je ne sais pas ce qu'il faut faire de plus pour qu'Aix élise un socialiste », déplore Alexandre Medvedowsky en consolant ses soutiens, qui, sur le chemin du retour, se sont donné rendez-vous dans six ans.