MUNICIPALES - Elle se situerait entre 34,5 et 35% selon une estimation CSA-Dexia...
Avec le taux de participation le plus bas au premier tour de municipales depuis 1959 la semaine dernière, les candidats espéraient compter sur une belle réserve de voix au second. C'est raté.
L'abstention devrait s'élever entre 34,5% (Ipsos-Dell et TNS Sofres) et 35% (CSA-Dexia) au niveau national dans les communes concernées par le second tour des élections municipales, contre 33,5% au premier tour. Selon Ipsos-Dell, «on est au niveau du précédent record d'abstention au second tour des municipales en 2001, qui était de 34%».
Le taux de participation aux municipales dans les villes de plus de 3.500 habitants est de 61,66%, contre 62,18% en 2001, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur publiés dans la nuit.
Du côté des élections
cantonales, ce n'est pas mieux.
Le taux de participation en métropole s'élève à 55,29%, contre 56,13% en 2001.
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Convaincre les abstentionnistes était pourtant une nouvelle priorité pour les partis, surtout à droite et notamment dans les points chauds où les batailles s'annonçaient serrées, comme à Strasbourg et Marseille.
Dans cette ville, justement, la participation
a fait figure d'exception, atteignant 47,7% trois heures avant la fermeture des bureaux de vote (+2,6 points par rapport au premier tour). Dans les
Bouches-du-Rhône, ce taux s'élevait à 60% à 18h, soit près de 2,4 points de plus que dimanche dernier.
A
Strasbourg, l'enjeu du deuxième tour (Fabienne Keller, maire UMP-UPS sortant, versus Roland Ries, à la tête d'une liste de fusion PS-Verts), n'a pas déchaîné les foules. A 17h, seuls 46,05 % des électeurs strasbourgeois étaient passés dans l'isoloir. Soit un peu plus que la semaine dernière (45,42%).
Dans le
Rhône, par contre, la participation était plutôt bonne. A 17h, 60% des électeurs avaient voté aux municipales (52,5% en 2001) et 56% aux cantonales (50,9% en 2004).
A Paris, le taux de participation serait de 56,25% contre 56,73 la semaine dernière. A 16h45, elle était en baisse avec 38,13%, selon la préfecture de Paris, contre 48,1% à la même heure au second tour de 2001, a annoncé la préfecture de Paris.
En
Haute-Garonne, le taux de participation était également en baisse à 17h avec 52,81% contre 59,32% à la même heure au premier tour. A midi, la participation était en hausse, avec 25,6% contre contre 22,21 % la semaine dernière. Pour les cantonales, la mobilisation faiblit également: elle atteignait 6,16% à 17 h, contre 59,15 % dimanche dernier et 48,46 % au second tour en 2001. A midi, elle était de 19,93%, contre 23,51% dimanche dernier.
En
Loire-Atlantique, petit regain de la participation avec 55,1%, soit trois points de plus que la semaine dernière à la même heure. La participation aux élections cantonales est, elle, stable avec 56,2%.
Championne de l’abstention au premier tour (60,5%),
Roubaix s'en est bien sortie au second: le taux de participation à 16h n’accusait qu’une très légère hausse à 32,7% contre 32,25% la semaine dernière.
Plus généralement, dans le
Nord, le taux de participation était en légère baisse à 17h, avec 50,45% contre 51,85% dimanche dernier. Les cantonales, elles, sont en chute libre: 42,54% contre 50,14% au premier tour. La faute aux petits arrangements entre partis signés dans la semaine? Pierre Mauroy en tout cas y perdait son latin ce matin, puisqu’il croyait, lui aussi, avoir le choix entre plusieurs candidats dans le canton de Lille-ouest (après deux désistements, il ne reste plus que le candidat du Modem Olivier Henno).
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