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Quels enjeux pour les cantonales au second tour?

Une personne passe devant les affiches officielles des candidats aux élections cantonales et municipales, le 6 mars 2008 à Strasbourg
Une personne passe devant les affiches officielles des candidats aux élections cantonales et municipales, le 6 mars 2008 à Strasbourg/Olivier Morin AFP

POLITIQUE - La droite a revu à la baisse ses ambitions…

Et si la vague rose était plus importante aux cantonales qu'aux municipales? Dans la foulée du premier tour des cantonales, où elle a totalisé 47,7% des voix contre 40,8% seulement à la droite, la gauche, qui détient déjà 51 départements sur 100, pourrait renforcer au second tour dimanche sa suprématie départementale en faisant basculer jusqu'à 10 départements actuellement dirigés par la droite.
 
A l'UMP, où on envisageait avant le premier tour de reprendre au moins dix départements, on a nettement revu les ambitions à la baisse. Ses espoirs se limitent désormais au gain des Hautes-Alpes, où la droite est déjà numériquement majoritaire mais où la présidence est occupée par un divers gauche, et surtout de la Seine-et-Marne où se livre une bataille acharnée. Tout devrait se jouer à un siège dans ce département où François Fillon s'est rendu vendredi pour soutenir les candidats de la majorité et se livrer à une violente charge sur le «sectarisme» de la gauche dans sa gestion des collectivités locales.
 
Et si rien n'est joué, le Cher, le Doubs, la Drôme et l'Oise ne sont pas du tout sûrs de revenir dans l'escarcelle de la droite, après avoir été perdus en 2004, lors du renouvellement de la moitié des conseillers généraux.
 
Le PS se sent pousser des ailes
 
Le PS garde de bons espoirs sur les terres «ségoliennes» des Deux-Sèvres, de la Charente-Maritime et de la Vienne. Dès le premier tour, la gauche s'est déjà quasiment assuré le gain de trois départements: l'Allier, le Lot-et-Garonne et la Corrèze, où François Hollande, élu dans le canton de Vigeois, devrait prendre la présidence du Conseil général. De même, l'Indre-et-Loire est d'ores et déjà considérée comme perdue par l'UMP.
 
Restent des départements où la lutte sera serrée comme la Somme, la Côte-d'Or, le Val-d'Oise, ou l'Eure-et-Loir, tous détenus aujourd'hui par la droite et où chaque camp pronostique sa victoire dimanche.
 
Enfin, la Seine-Saint-Denis, jadis bastion communiste, pourrait passer aux mains du PS, dont les ambitions, ici, ont heurté de front le PCF jusqu'aux scrutins municipaux.
 
Mais par-delà les majorités qui se dégageront dimanche, il faudra toutefois attendre le 20 mars, jour de l'élection des présidents, pour juger du rapport des forces, les combinaisons politiques pouvant parfois déjouer l'arithmétique des urnes.
A.S avec agence
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