AOL se refait une santé en achetant le réseau social Bebo
Créé le 14.03.08 à 16h40
Mis à jour le 14.03.08 à 18h14
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HIGH-TECH - Le géant du web a sorti 850 millions d'euros en cash pour s'acheter le site anglais...
Depuis six mois, le monde du web bruissait de rumeurs évoquant la vente pour un milliard de dollars de l’enfant prodige
Bebo, un réseau social d’origine anglaise. Finalement, le géant AOL a mis 850 millions d’euros sur la table pour s’acheter le troisième réseau social mondial.
Pour la firme qui a connu les débuts de l’Internet grand public, c’est un retour sur le devant de la scène après des années de disette. Avant ce rachat, AOL n’avait jamais su s’implanter dans le web 2.0, échouant à transformer
son chat AIM en réseau social, se plantant dans la relifting de
Netscape à la sauce
Digg.
«L’accès à Internet, le business de base d’AOL périclite depuis quelques années, explique à 20minutes.fr Ouriel Ohayon, spécialiste du web 2.0 sur
le blog Techcrunch. L’entreprise s’est donc lancée dans une périlleuse entreprise de diversification, dont on comprend maintenant la logique. Après avoir racheté de nombreuses plateformes publicitaires (Tacoda, Quigo, Third Screen Media…), AOL s’offre avec Bebo un réseau grand public pour diffuser ses pubs.»
Une fusion de Bebo avec AIM?
Bebo, peu connu en France, est très bien implanté en Angleterre, en Irlande ou en Nouvelle-Zélande. AOL devrait lui permettre d’accéder au marché américain, afin d’accroître son portefeuille de 40 millions de membres (dont 22 millions actifs, selon le cabinet Comscore). «Bebo est un site à l'apparence modeste, qui n'a pas l'arrogance hégémonique de Facebook. Si AOL utilise bien ses potentialités, cela en fait un excellent outsider», relève
Thibaut Thomas, planneur digital et auteur d'un mémoire sur les réseaux sociaux.
Bâti sur le même principe que Facebook ou MySpace, Bebo s’adresse à un public jeune (15-24 ans). «Le plus logique pour AOL serait de fusionner le service avec leur messagerie instantanée AIM. Les réseaux sociaux et les services de chat sont très complémentaires: MySpace a construit sa propre messagerie instantanée tandis qu’il se murmure que Google pourrait lancer un réseau social construit notamment autour de GTalk, le chat maison», explique Ouriel Ohayon.
«Le rachat d'AOL intervient au moment où Facebook est critiqué de toutes parts, par exemple par
le blogueur influent Fred Cavazza. Cela montre que les financiers sont prêt à payer cher pour un réseau social malgré les mauvaises ondes du moment», en conclut Thibaut Thomas.
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