Jean-Marc Ayrault
Député-maire PS de Nantes, réélu dès le premier tour.
Quels enseignements tirez-vous déjà de ce scrutin ?
Il y a une poussée évidente de la gauche. Les électeurs ont voulu soutenir les politiques locales dynamiques, mais ils ont aussi voulu adresser un message au gouvernement. La crise de confiance est profonde, le gouvernement doit le reconnaître, et débattre au Parlement de la situation économique.
Vous craignez toujours un plan de rigueur ?
Ce gouvernement a commis une erreur dès le départ, avec son cadeau fiscal de 15 milliards d'euros. La croissance n'est pas là et les caisses sont vides. Qui va payer ? Nous exigeons la vérité.
Un remaniement s'impose-t-il ?
Si c'est pour mener la même politique, ça ne changera rien.
Le prochain congrès du PS approche. Qu'en attendez-vous ?
Je demande à chacun de jouer collectif. Il ne faut pas que le concours d'ego commence dès dimanche soir. Parlons d'abord du fond. Dans les villes, les maires socialistes incarnent la gauche fidèle à ses valeurs, mais tournée vers le XXIe siècle. Le PS doit sortir de la langue de bois et s'inspirer de ses municipalités pour construire son projet.