Pour essayer de rattraper son retard sur son rival socialiste Roland Ries, la candidate à sa propre succession à la tête de Strasbourg, Fabienne Keller (UMP-UPS), revoit sa communication. Outre sa nouvelle affiche électorale, l'équipe de campagne de la maire sortante diffuse depuis hier une profession de foi remaniée. Son nom et sa photo y sont mis nettement plus en évidence que celui de son colistier Robert Grossmann (UMP).
Une nouveauté puisque jusqu'à présent, c'est plutôt le «tandem» formé avec ce dernier qui constituait le socle de la communication de la candidate. «Il ne faut pas y voir un changement de stratégie. Fabienne Keller est loyale envers Robert Grossmann, assure Pascal Mangin qui dirige la campagne. Le but est tout simplement de souligner que ce qui est en jeu le 16 mars, c'est bien le choix du maire.»
Mais il n'y a pas que la forme qui a évolué. Le contenu du message aussi a changé. Et ce d'une façon plutôt inhabituelle dans une bataille électorale, puisqu'il prend la forme d'un repentir: «J'ai pu commettre des erreurs ou, parfois, blesser ou mécontenter des Strasbourgeois», en écho à l'argumentaire socialiste qui a fustigé pendant toute la campagne «l'autoritarisme» de Fabienne Keller.
Et à ceux qui verraient là une tactique, Pascal Mangin répond que la maire sortante est «tout simplement quelqu'un d'honnête qui a la volonté de ne pas s'enferrer». Quoi qu'il en soit, au final, ce sont les électeurs qui seront les seuls juges dimanche.