Les huit points chauds du second tour

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Publié le 14 mars 2008.

1 Roubaix : Vandierendonck et les autres

1 Roubaix : Vandierendonck et les autres

Il n'y aura pas de suspense sur le nom du maire à Roubaix : arrivé très largement en tête au premier tour (48,1 % des voix), le maire sortant (PS) René Vandierendonck ne découvrira dimanche que l'ampleur de sa victoire. Mais derrière, l'incertitude demeure. Max-André Pick (19 % au premier tour) peut espérer s'approcher des 30 % avec le renfort des voix captées par l'extrême droite. Et les Verts visent l'obtention d'un conseiller en communauté urbaine. Ce sera le cas s'ils confirment leur excellent score du premier tour (13,4 %).

2 Villeneuve-d'Ascq : jeu de rôles

La situation s'est décantée, reste à attribuer les sièges. Grâce au soutien des Verts, l'ancien maire Gérard Caudron (Divers gauche, 42,8 % au premier tour) est presque assuré de retrouver dimanche le poste occupé de 1977 à 2001. Econduit dans sa demande de fusion avec Caudron, le maire sortant (PS, 27 % au premier tour) Jean-Michel Stievenard s'apprête à entrer dans l'opposition... où il retrouvera l'UMP Didier Plancke, qualifié de justesse avec 10,8 % des suffrages, et qui ne devrait pas obtenir plus de 4 sièges sur 49 au conseil municipal.

3 Lens : tout le monde est invité

Quinquangulaire, ou comment enrichir son vocabulaire : à Lens, les cinq listes se maintiennent toutes au second tour. Aucun prétendant n'a souhaité se retirer. En tête de cette réédition du premier tour, avec 47,2 % des voix, le maire sortant socialiste Guy Delcourt. Il n'a pu s'entendre avec aucune des trois autres listes de gauche (une Divers gauche, une Verte et une PCF-LO) qui naviguaient entre 10 % et 12,5 % dimanche dernier. En comptant en plus la liste de l'UMP Béatrice Permuy (18,4 % au premier tour), le conseil municipal risque d'être éclaté à l'issue du second tour.

4 Béthune : Jacques Mellick seul contre tous

Opposé à une liste d'union divers gauche-MoDem de Stéphane Saint-André, Bernard Seux et Oliver Gacquerre, le maire sortant PS ne rend pas les armes. Il compte sur les voix des abstentionnistes et des électeurs déçus du « front anti-Mellick » pour garder sa mairie, reconquise en 2002. Face à cette alliance, Jacques Mellick a trouvé du soutien auprès d'un autre candidat en ballottage : Jacky Hénin, le maire sortant (PCF) de Calais. La bataille sera rude : les trois candidats de la liste d'union pèsent plus de 58 % des suffrages au premier tour.

5 Halluin : l'espoir de la droite

« On a un vrai espoir pour Halluin », confiait encore hier Thierry Lazaro, patron de l'UMP Nord. Car avec 42,1 % au premier tour, Jean-Luc Deroo (PS), le maire sortant, est sous la menace de l'UMP Gustave Dassonville (29,5 %). La gauche l'a bien compris. Elle a appelé Olivier Henno à la rescousse. Contre l'avis de ses propres militants, le patron du MoDem Nord est venu soutenir le candidat socialiste au titre de l'accord PS-MoDem conclu mardi après-midi dans la métropole lilloise.

6 Calais : les bourgeois à l'attaque

Ce pourrait être la principale surprise de ce second tour : communiste depuis trente-sept ans, le bastion calaisien est assiégé par la candidate UMP Natacha Bouchart, qui n'a que 400 voix de retard sur le maire sortant Jacky Hénin (36,4 % contre 37,7 %). Même si elle a vigoureusement refusé le soutien du FN, le candidat frontiste François Dubout (12,4 %) espère lui apporter ses voix pour battre le maire PCF. Mais les Verts, la LCR et Lutte ouvrière constituent le même réservoir de voix pour Jacky Hénin. Ce sera donc serré.

7 Lille : victoire multicolore pour Aubry

Il y avait déjà du rouge et du rose. Il y aura en plus du vert et de l'orange dans la victoire de Martine Aubry (46 % au premier tour) dimanche. L'accord conclu cette semaine avec Jacques Richir (MoDem, 7,8 %) et Eric Quiquet (Verts, 11,6 %) l'assure d'un très bon score face à l'UMP Sébastien Huyghe (21,6 % au premier tour). Seul incertitude : le report des voix de la LCR et de Lutte ouvrière, dérangées par cette alliance inédite.

8 Hénin-Beaumont : Dalongeville se tape le Front

Avec 28,5 % des voix au premier tour, le Front national accuse un retard de quinze points sur Gérard Dalongeville (Divers gauche, 43,1 %). L'écart est encore plus grand avec l'Alliance républicaine menée par Daniel Duquenne (Divers gauche, 18,6 %). Conséquence : le maire sortant est quasi assuré de l'emporter dimanche. Pas de quoi ébranler la confiance de Steeve Briois : « Dalongeville n'a plus de réservoir de voix. Alors que nous, on peut encore en gagner », assure la tête de liste du Front national.

Sur www.20minutes.fr

Dimanche, à partir de 20 h 15, tous les résultats

Olivier Aballain, Emma Carlier et Vincent Vantighem - ©2008 20 minutes
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