ELECTIONS - Les listes sont déposées, les alliances nouées: 20minutes.fr fait le point…
Le dépôt des candidatures en préfecture pour le second tour des élections municipales a été clos mardi à 18h. 20minutes.fr fait le point sur les forces en présence.
Combien de triangulaires?
Au vu des résultats du premier tour, quelque 110 villes de plus de 30.000 habitants pouvaient compter trois listes, mais des ententes, notamment avec le MoDem, ont réduit le nombre de ces compétitions. Les principales auront lieu à Pau, Bayonne, Biarritz, Aix-en-Provence, Montpellier, Nice, Ajaccio, Draguignan, Perpignan, Castres, Digne, Saint-Etienne, Moulins, Grenoble, Rennes, Metz, Toul, Schiltigheim, Mulhouse, Hénin-Beaumont, 5e, 7e et 14e arrondissements de Paris…
Combien de quadrangulaires?
Plusieurs sont annoncées, notamment à Cannes, Clermont-Ferrand, Bastia, Hyères, Foix et Puteaux.
Avec qui s'allie le MoDem?
Les
situations divergent dans chaque ville. Parfois, il y va tout seul (Paris, Pau, Aix-en-Provence, Quimper, Belfort…), parfois il fait alliance avec la gauche (Marseille, Lille, Melun, Asnières, Chartres, Poissy, Aubagne, Brive-la-Gaillarde, Sèvres, Perpignan…), parfois avec la droite (Toulouse, Colombes, Nevers, Metz…). D'autres fois encore, il ne donne pas de consigne de vote (Strasbourg, Caen, Blois, Avignon, Evreux, Avignon…).
Le PS fait-il alliance avec les Verts?
Oui, ils fusionnent dans certaines villes (Paris, Lille, Tours, Strasbourg, Valence, Quimper, Angoulême). Mais lorsqu'ils le peuvent, les écologistes se maintiennent, comme à Montpellier ou à Montreuil (où Dominique Voynet est tête de liste). Parfois, c'est le PS qui aurait refusé la fusion (Roubaix, Rennes, Montpellier, Grenoble).
Le PS fait-il alliance avec le PCF?
La règle veut que celui qui a recueilli le plus de voix bénéficie du désistement de l'autre. Mais celle-ci a volé en éclat en Seine-Saint-Denis, où le PS a maintenu quatre candidats (Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La Courneuve).
Le PS fait-il alliance avec la LCR?
Faute de réponse du PS, la LCR, qui avait proposé aux socialistes des fusions là où elle obtenu plus de 5%, a annoncé qu'elle n'appellerait pas à voter pour le PS et le PCF, mais simplement à «battre la droite» (ex: à Toulouse).
Les luttes fratricides à droite et à gauche sont-elles résolues?
Oui, dans la plupart des cas. Le besoin de ne pas privilégier le camp adverse a eu raison des désaccords fratricides, aussi bien à droite qu'à gauche (à Reims, Aix-en-Provence, Belfort ou Avignon, par exemple). A Paris, la droite s'est réconciliée dans le 15e arrondissement, mais pas dans le 8e. Principales exceptions: Metz, Nice, Saint-Maur, Toul (rivalités à droite), Hénin-Beaumont, Evreux (rivalités à gauche).
Dans combien de villes se maintient le FN?
Il ne pouvait se maintenir que dans sept villes de plus de 30.000 habitants: Perpignan, Mulhouse, septième secteur de Marseille, Hénin-Beaumont, Villeneuve-Saint-George, Romans-sur-Isère et Calais. Dans cette dernière ville, le FN a toutefois décidé de se retirer pour favoriser l'UMP face au PCF.
Alexandre Sulzer