MUNICIPALES – Depuis dimanche soir, c’est la cacophonie au MoDem, bilan des premiers ralliements…
A première vue, François Bayrou a tout du looser. Candidat à la mairie de Pau, il est en ballottage défavorable à l’issue du premier tour. Sur le plan national, son parti, le MoDem espérait atteindre les 7% mais ne totalise finalement que 3,74% des suffrages. Et pourtant, François Bayrou est
l’homme le plus demandé de France cette semaine.
Son secret? Le MoDem est en position d’arbitre dans 37 villes de plus de 30.000 habitants. C’est à dire que les choix d’alliance du parti centriste, qui sont négociés ville par ville, vont conditionner les résultats de dimanche soir. Et amplifier la vaguelette rose ou sauver les meubles pour la droite.
Les annonces se sont multipliées lundi et mardi. Voici un bilan du positionnement du MoDem dans les villes-clés.
Le MoDem fusionne avec la gauche
Le MoDem fusionne avec la droite
Le MoDem y va seul
- Paris (un choix pas susceptible d'empêcher la gauche de l'emporter)
- Pau (l'élection reste très ouverte entre le MoDem, le maire sortant bockélien et le PS)
- Saint-Etienne (l'élection reste très ouverte entre UMP, MoDem et PS)
- Aix-en-Provence (l'élection reste ouverte avec trois listes qui se maintiennent avec avantage à la gauche après le retrait d'un dissident DVG)
- Belfort (un choix qui laisse ouvert le suspense entre MRC et UMP)
- Quimper (empêche l'UMP de rêver à une victoire)
- Rennes (le PS reste très favori)
Le MoDem, absent du second tour, ne donne pas de consignes de vote
- Strasbourg (pas susceptible d'empêcher la probable victoire du socialiste Roland Ries)
- Caen (favorise le socialiste Philppe Duron, en ballottage favorable face à la maire sortante)
- Blois (rend illusoire une réélection du maire sortant NC Nicolas perruchot)
- Avignon (laisse l'élection ouverte entre le PS et l'UMP sortant)
- Evreux (rend difficile la victoire de la gauche, divisée)
Vincent Glad avec Alexandre Sulzer