CYCLISME – L’épreuve qui doit commencer dimanche est menacée...
L’Union Cycliste Internationale menace de suspendre les coureurs qui s’élanceraient dimanche dans le Paris-Nice. Le cyclisme connaît le nouvel épisode du conflit opposant l’UCI aux principaux organisateurs de courses comme ASO.
Pourquoi Paris-Nice est-il menacé ?
L’Union cycliste internationale (l’UCI) veut imposer un boycott de la course aux équipes engagées sur la course. Pour cela, elle fait planer une suspension de six mois sur tout coureur qui prendrait le départ dimanche ; soit 180 cyclistes. Derrière cette menace se cache le dernier épisode de la guerre ouverte entre l’UCI et les principaux organisateurs de courses, comme Armaury Sport Organisation en charge du Tour de France et Paris Nice. Paris-Nice étant la première épreuve ASO de l’année, c’est ici que l’UCI a décidé de reprendre le bras de fer.
Quelles sont les raisons du conflit entre l’UCI et ASO?
ASO n’a jamais accepté le principe de circuit fermé, le ProTour, voulu par l’UCI, l’obligeant à sélectionner pour ses épreuves les équipes titulaires d’une licence ProTour (une sorte de circuit fermée où les équipes achètent leur licence).
En prévision du Tour, ASO souhaite être libre de sélectionner les équipes, et notamment se laisser le droit de refuser celles qui se trouvent impliquées dans des affaires de dopage. Ainsi, elle a exclu l’équipe Astana (celle d’Alberto Contador) de ses compétitions, en souvenir de l’affaire
Vinokourov sur le dernier Tour.
Quelle marge de manœuvre pour les équipes ?
Du côté des équipes, même si on a du mal à croire les menaces de l’UCI (comment suspendre 180 coureurs ?) on nage en pleine incertitude. Comme nous le confirme
David Fornes, le manager d’Agritubel: « On est pris entre le marteau et l’enclume, pour l’instant une sortie de crise est très difficilement réalisable. Une position ferme sera prise vendredi soir sur l’attitude à adopter ».
Pour cette équipe qui n’appartient pas au Protour, la sélection automatique des équipes du ProTour pour la Grande Boucle signifie rester à la maison en juillet prochain, quels que soient ses résultats. C’est sur cette question du choix des équipes, que l’UCI et ASO s’étripent actuellement. Une des solutions de crise proposée, serait que les équipes du ProTour renoncent à leur qualification automatique pour les grands tours.
Pour le moment, ASO a confirmé avoir reçu l'engagement de 17 équipes sur les vingts retenues. Gerolsteiner et Silence sont les groupes sportifs qui manquent à l'appel. Liquigas n'a pas encore arrêté sa réponse.
Alexandre Pedro