Alain Juppé dans un fauteuil. Notre sondage réalisé les 3 et 4 mars, auprès d'un échantillon représentatif de 601 personnes, par Ipsos-Dell pour 20 minutes et SFR, confirme les quatre premières consultations. Mieux, à quatre jours du scrutin, jamais le maire sortant de Bordeaux n'avait été crédité d'un score aussi élevé, très proche de celui réalisé lors du premier tour de la municipale partielle de 2006. Il avait alors obtenu 56,24 % des voix. Côté socialiste, Alain Rousset se voit attribuer 35 % des voix, un résultat qui rappelle celui du PS Jacques Respaud et du Vert Pierre Hurmic qui avaient totalisé 35,30 % des voix en 2006.
Pour le directeur de campagne de Juppé, Gilles Boyer, « ces résultats sont un formidable encouragement qui nous conforte dans notre stratégie » même si, à l'image du candidat UMP-MoDem, il se montre « vigilant sur les photographies des sondages ». L'active campagne menée au cours des dernières semaines par l'actuel président socialiste de la région aquitaine ainsi que sa notoriété ne semblent pas suffire pour faire basculer Bordeaux à gauche. « Nous n'allons pas tenir compte de ces chiffres et nous restons mobilisés car l'envie de mordre ne nous a pas quittés », a réagi hier son directeur de campagne Etienne Parin.
Au niveau des intentions de vote, ce sont les électeurs de Juppé qui se montrent les plus nombreux à être sûrs de leur choix (86 %) contre 75 % pour Rousset. Du côté des autres candidats, Jacques Colom-bier (FN), crédité de 2 %, obtient son plus mauvais score depuis 2001 (5,04 %). Par ailleurs, le Nouveau Centre, représenté par Adrien Bonnet, avec 2 % des intentions de vote, ne semble pas réussir à s'imposer comme une force politique. Dans l'hypothèse peu probable d'un second tour, 60 % des sondés ont indiqué avoir l'intention de voter pour Juppé qui, jusqu'à présent, a toujours été élu à Bordeaux dès le premier tour. Rousset obtiendrait seulement 40 %.
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