A trois jours du premier tour, l'heure du bilan a sonné pour Gérard Collomb (PS). « Je n'ai aucun regret », répète le maire socialiste de Lyon après sept années place de la Comédie. Elue en 2001 à la surprise générale, l'équipe municipale a pourtant eu du mal à trouver ses marques. Quand l'électorat attend des mesures sociales, c'est un arrêté antiprostitution qui sort. La déception se fait sentir au-delà de la ville, et Libération titre : « Collomb, c'est pas l'Amérique. » Le maire de Lyon résume alors sa stratégie en une formule, « L'effet ketchup » : au début, ça a du mal à sortir, puis tout vient d'un coup.
Son projet est pragmatique : il cherche à attirer les investisseurs, partant du principe que tout dépend du développement économique. A partir de 2005, avec les Vélo'v, le lancement du chantier des berges et du confluent, la politique de l'équipe Collomb modifie le paysage. Lyon gagne des places dans les palmarès économiques. Avec 83 % des Lyonnais satisfaits de son action (sondage Ifop-20 Minutes), Gérard Collomb jubile : « Mon bilan, les Lyonnais le voient tous les jours. »