Deux imposants camions-grue étaient à l'oeuvre hier près du quai du Général Koenig pour installer la passerelle Braque. Il s'agit d'un des quatre ouvrages d'art destinés à relier au centre-ville la presqu'île Malraux, où se trouve la médiathèque en cours d'achèvement. En dehors du fait de porter le nom d'un artiste célèbre, il a plusieurs points communs avec les passerelles Miro et Chagall qui seront prochainement installées sur le site : sa fonction est d'accueillir piétons et cyclistes et sa conception a été confiée à l'architecte autrichien Dietmar Feichtinger. Ce dernier est le créateur de la passerelle Simone-de-Beauvoir face à la bibliothèque François-Mitterrand à Paris.
Côté dimensions, le pont Braque a une portée d'une quarantaine de mètres. Sa structure, qui sera habillée de bois et de rambardes en inox, atteint 80 tonnes. Des mensurations nécessitant des moyens importants. Mais ce n'est pas là que résidait la contrainte principale : « La difficulté, c'est que la pose s'effectue le long d'une voie urbaine à grande circulation d'un côté, et au milieu du chantier de la médiathèque de l'autre », confiait, hier, Denis Jaeger de l'entreprise Emch et Berger, maître d'oeuvre du projet.