Le buzz n'a pas fait plouf mais bing. Les quatre blancs-becs de Vampire Weekend avaient tout contre eux : un nom de groupe craignos, des tronches d'étudiants attardés de Columbia et surtout une rumeur énôôôrme sur le Net comme quoi ils allaient révolutionner le rock new-yorkais... Avec leur album éponyme, ils font mieux ; ils réinventent la musique blanche en la teintant d'inspirations africaines. Loin des métissages ethno-pop tape-à-l'oreille, le rock de Vampire Weekend assimile le meilleur des rythmes et des guitares d'Afrique pour nourrir leurs mélodies pop-rock. Ezra Koening, le chanteur, n'est pas un de ces backpackers à la cool : ce n'est pas en allant en Inde ou en Afrique qu'il a eu une révélation musicale. Ce groupe est sans doute le premier à mettre autant à profit l'infinie source de musique qu'est Internet, piochant ça et là (et loin) des influences tout en gardant l'identité de leur adresse IP.