La métropole passe à l'heure poétique. Le Printemps des poètes a inauguré lundi, au théâtre Mogador (Paris, 9e), sa dixième édition sur le thème « Eloge de l'autre ». Lectures de poèmes, rencontres d'auteurs en librairie : jusqu'au 16 mars, « la poésie retrouve sa place dans l'espace public, accessible à tous », explique Jean-Pierre Siméon, directeur de l'événement.
Dix ans que ça fonctionne, avec un public toujours plus nombreux. Un succès étonnant ? Pas vraiment. « Dans une société encombrée par la parole molle et le charivari médiatique, la poésie est une objection urgente et indispensable. Elle rend à chacun un espace d'imagination », répond le directeur, qui propose cette année une opération nationale d'incitation à l'échange de vers, qui aura lieu demain. A vos plumes !