Le DVD affiche une forme cinéphilique

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Publié le 6 mars 2008.

Chute des ventes, déclin du support DVD face à l'avènement de la haute définition et du Blu-Ray ? Il en faudrait plus pour entamer la sérénité des éditeurs pionniers du DVD, tels qu'Arte Vidéo, qui fête cette année ses 15 ans, ou des Editions Montparnasse, qui célèbrent leurs deux décennies. La raison ? « Une intention cinéphile présente dans l'ADN du DVD », selon Adrienne Frejacques, responsable d'Arte Vidéo, qui constate que « ce standard a su générer sa propre économie : des films ont pu être restaurés dans le but premier d'être édités en DVD et de connaître ainsi une seconde vie. »

Personne n'aurait parié un cent sur le premier coffret Kurosawa sorti en 2000. Quinze jours plus tard, il était épuisé. Aujourd'hui, les DVD ressemblent de plus en plus à des « objets de collection » - look soigné comme pour l'intégrale des films de Straub et Huillet aux Editions Montparnasse, ou plusieurs versions d'un même film rassemblées en coffrets prestiges, comme chez Arte (voir encadré). Et ce n'est pas fini : « On n'a sorti que la partie visible de l'iceberg, mais il reste encore des pans entiers de la cinéphilie mondiale à explorer, s'exclame Adrienne Frejacques en référence à des films rares, italiens ou japonais, restaurés par Carlotta ou Wild Side, ou à la collection de films africains qu'elle s'apprête à sortir cette année.

Stéphane Leblanc - ©2008 20 minutes
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