« Le maire sortant UMP nous a obligé à innover, il nous permet de montrer d'où vient la modernité ! », a lancé Jean-Noël Guérini (PS), hier à l'ouverture de son meeting itinérant, en direction du candidat UMP, Jean-Claude Gaudin. Le mois dernier, la mairie lui avait refusé l'autorisation de tenir un meeting en plein air, « seule une délibération du conseil municipal pouvant créer l'autorisation ». Qu'à cela ne tienne, le candidat socialiste s'est déplacé en métro puis en moto dans chacun des huit secteurs de la ville, prononçant à chaque étape un discours. Premier bain de foule de la journée : sur le Vieux Port où est donné le coup d'envoi du marathon. Après avoir formulé ses propositions sur les navettes maritimes, le maintien du ferry-boat et la semi-piétonnisation du Vieux Port, direction le métro. Au passage, de jeunes adhérants du MJS (Mouvement des jeunes socialistes) distribuent les tracts format A3 aux badauds interpellés par l'attroupement. « C'est qui ? », interroge une jeune fille. « Une vedette ? » Prévenant, un passant renseigne : « C'est Guérini, le président du conseil général, candidat à la mairie. Il fait un meeting itinérant dans Marseille ». « Sympa l'idée », rétorque-t-elle tandis que le candidat s'engouffre dans le métro. Les rames sont bondées mais Jean-Noël Guérini, très à l'aise, serre les mains, fait la conversation et donne des accolades. « Que je sois élu ou pas, cette campagne, ça va me manquer », lâche-t-il. Après quatre heures de course, il arrive, en moto, devant le palais Longchamp pour son principal discours. A la tribune, le candidat ébouriffé attaque d'emblée : « Personne n'est propriétaire de l'amour de Marseille », lance-t-il en référence au nouveau slogan de l'UMP : « J'aime Marseille, je vote Gaudin ». Le candidat embraye sur son programme avec la propreté de la ville « réglée en six mois », la création de 3 000 places de crèches, une structure intercommunale « sur le modèle du Grand Paris » pour financer les grands projets. « Si nous nous rassemblons, il n'y aura plus de quartier nord ou de quartier sud, il y aura Marseille », tonne Jean-Noël Guérini. Verdict des urnes dans quatre jours.